Proposition de Communication :

Le Recours  à la Pharmacopée Traditionnelle Africaine dans le Nouveau Millénaire :<< Cas des Femmes Herboristes de Bamako >>

Présenté par Malick TRAORE
Sociologue au CEAD (Centre d’Etudes et d’Actions Pour l’Auto Dévéloppement)
BPE 525   Tél : 229 – 06 – 56 Fax : 229-05-21  Bamako-Mali
Email : ameppe @ datatech.toolnet.org

                                                         SOMMAIRE

Introduction

1-Méthodologie

2-Définition  des concepts

3-Evolution de la politique socio sanitaire au Mali

4-Facteurs socioéconomiques et démographiques

5-Facteurs socio culturels 

6-Limites et insuffisances de la médecine conventionnelle. 

7-Cadre législatif , institutionnel et organisationnel des herboristes et tradipraticiens de santé

8-Maladies traitées par les femmes herboristes

9-Plantes proposées pour la guérison des maladies

10-Liens entre les femmes herboristes et le malade  

11-Perceptions des enquêtés sur la médecine traditionnelle et la médecine moderne

12-Pharmacopée tradtionnelle et mondialisation

Conclusion

Bibliographie

RESUME :

En  Afrique, le recours à la médecine et à la pharmacopée traditionelle est une pratique très courante dans les campagnes et même dans les villes. Au Mali plus de 80% de la population font recours à la médecine et la pharmacopée tradtionnelles dans les soins de santé primaire.        Cette situation pourrait s’expliquer par la pauvreté des populations, l’insuffisance d’infrastructures et de personnel socio-sanitaire en médecine moderne, les considérations religieuses ou superstitieuses , etc.

En dépit des progrès réalisés dans le domaine de la médecine occidentale (formation de personnel, construction et équipement d’infrastructure), peu de gens ont pris du recul vis à vis de la médecine traditionnelle. Bamako, la capitale du Mali qui concentre le maximum de centres de santé et de pharmacies des plus petits aux plus grands n’échappe pas cette règle.

Toutes les catégories socio-professionnelles y sont concernées (hommes, femmes, jeunes, vieux, riches, pauvres analphabètes, intellectuels).

Pour illustrer le phénomène, le cas des femmes herboristes sert d’exemple. Les femmes herboristes offrent des produits à base de plantes médicinales destinées aux clients (malades, tradipraticiens de santé et autres usagers)

Elles connaissent l’utilité médicinale des plantes et font aussi le traitement des malades. Leur clientèle ne cesse de croître dans un monde en pleine mutation en faveur du modernisme.Il s’agit, dans cette communication, d’observer et d’analyser les raisons d’une telle situationUne enquête opérée auprès des Femmes Herboristes a permis de récolter les informations dans les différents marchés des six (6) communes du District de Bamako./-

Introduction 

En vue d’une satisfaction des populations en matière de santé , l’Etat malien a consenti des efforts pour le renforcement et l’amélioration de sa politique de médicament sur l’ensemble du territoire national aux plans  structurel et conjoncturel.

Tout cela se passe dans un contexte de démocratisation, de décentralisation et de libération en renovant l’administration la gestion , par une participation plus accrue des communautés.

Entre autres , il faut citer la création des centres de santé communautaires, la promotion des produits génériques sous forme de DCI ( Denomination Commune Internationale ) dont le coût est moindre, le recouvrement des coûts de santé, la promotion des médicaments traditionnels améliorés.

Le District de Bamako se retrouve aujourd’hui avec un   CESCOM par quartier ou par groupement de quartier  plus trois hôpitaux nationaux et des cabinets de soins privés. Le nombre de pharmacie dépasse la centaine ;  La réduction des taxes fiscales, l’information, éducation, communication sur les médicaments, la formation des agents de santé sont des mesures d’accompagnements du secteur pharmaceutique et de la politique socio sanitaire.

En dépit de ces investissements multiples, l’automédication, la vente des médicaments par terre sont loin d’être maîtrisées. Le recours à la médecine et la pharmacopée traditionnelles  africaines est loin d’un recul en villecomme dans la campagne.

Bamako le plus grand centre urbain du pays n’échappe à cette règle

Dans cette communication il s’agit de savoir pourquoi les gens malgré le dévéloppement de la médecine moderne ou conventionnelle font recours à la pharmacopée traditionnelle en général et aux plantes médicinals en particulier.

Le cas des femmes herbonistes du District de Bamako permet d’illustrer cette situation.

Quelles sont les maladies qu’elles guérissent ? quelles sont les plantes utilisées pour guerir ces maladies ?

Une enquête opérée auprès des femmes herboristes dans les differents marchés des six communes du District de Bamako édifie à ce sujet.

1-Méthodologie 

Pour la mise en œuvre de cette étude 150 femmes herboristes installées dans les differents marchés du District ont été enquêtées.

Les rapports femme herboriste client, l’état des étalages et des produits (nature , conservation) a fait l'objet d'observation.

Le recueil de témoignage de certains clients et la lecture documentaire complètent les différentes informations.

2- Définition des concepts.

 

2 .1-La médecine traditionnelle définie par un groupe d’experts de  l’OMS en 1976 à Brazzaville (Congo) est l’ensemble de toutes les connaissances, de toutes les pratiques explicables ou non , utilisées  pour diagnostiquer, prévenir ou éliminer un deséquilibre physique, mental ou social en s’appuyant sur l’experience vecue et l’observation transmise de génération en génération, oralement ou par écrit.

 2 .2 -Le tradipraticien de santé ou thérapeute  traditionnel ou guérisseur est la personne          reconnue par la collectivité dans  laquelle elle vit comme compétente pour dispenser des soins grâce à l’emploi des substances d’origine végétale,  animale ou minerale et / ou des pratiques basées sur un fondement socioculturel ou religieux.

2 .3 – L’herboriste est une personne ayant une connaissance approfondie des propriétés curatives des plantes qui vit de la vente de celles-ci et qui est généralement installée dans un marché urbain où il amenage son étalage à la manière des rayons d’une officine de pharmacie.

En afrique coexistent toujours très  fortement la médecine traditionnelle et la  medecine moderne .La médecine moderne est acceptée, réglementée. Son enseignement est ouvert .La médecine traditionnelle est tolerée .Sa transmission est initiatique.

2 .4 -  Une pharmacopée est en fait un ouvrage où ne trouvent codifiées les formules de préparation des médicaments, les techniques d’analyses, de caracterisation et d’identification des substances pharmaceutiques . ( P.6 ) de la revue de médecine traditionnnelle au Mali  du Professeur KONARE 1979.

3-Evolution de la politique  socio sanitaire au Mali

La nouvelle option de démocratisation et de décentralisation  offre au système sanitaire malien de grandes opportunités de changements qualitatifs et quantitatifs dont le problème crucial de l’accès de toute la population aux soins de santé primaire et aux medicaments de bonne qualité.

Le stratégie de dévéloppement sanitaire est parti du concept de soins de santé primaire adopté par la conférence mondiale d’Alma – ATA en 1978 . Elle consiste au renforcement de la  participation communautaire à la gestion du système, la poursuite des principes de l’initiative de Bamako adopté dépuis 1987, le création et la gestion des centres de santé communautaire:

(CESCOM) . Le CESCOM composé d’un dispensaire, d’une maternité et d’un dépôt pharmaceutique doit méner le paquet minimum de santé.

Les coûts des consultations, des ordonnances reviennent moins chers, la politique  pharmaceutique basée sur les médicament en DCI (denominination commune  internationale) , le recouvrement des  coûts de prestation et des medicaments permet de pérenniser  le système.

Le programme de développement sanitaire et social   ( PRODESS ) en cours dépuis 1998 est  conçu apporter des solutions rapides et efficaces aux problèmes sanitaires et sociaux qui affectent des maliens  les investissements déjà  réalisés et futurs sont très considerables (infrastructures, équipement sanitaire, approvisionnement en médicaments,  developpement des ressources humaines, l’information éducation communication pour des pratiques médicales modernes ou conventionnelles.

A la lumière de ces réalisations et parallèlement à elles , se développent d’autres formes de médecine plus ou moins incontrôlées dans le marché des prestations et des médicaments (l’automédication , la vente des médicaments par terre , la médecine et la pharmacopée traditionnelles comme réponse à une crise de santé . Cette situation se précise davantage si l’on considère la fréquentation accrue des femmes herboristes par les  differentes catégories sociales en occurrence les femmes avec leurs enfants.

Pourquoi les gens font recours à la pharmacopée traditionnelle africaine ?

Les raisons sont d’ordre socioéconomique, démographique et  socioculturel .

La médecine traditionnelle suscite un engouement auprès de la population à tous les niveaux  du fait qu’elle est la sécretion même de notre milieu socio-culturel.

 4- -Les facteurs socio économiques  et démographiques :

Les africains quelque soit leur rang social quelque soit leur niveau d’instruction  restent attachés à leur  tradition et ont souvent recours à elle  à chaque fois que la nécessité s’impose. Au Mali 80% de la population font recours à la médecine traditionnelle dans les soins de santé primaire .

Les femmes herboristes sont spécialistes de la pédiatrie dans le secteur traditionnel , de la santé de la mère et de l’accouchement.

Les femmes et les enfants constituent les couches les plus fragiles et les plus nombreuses de la population ce qui les confére une clientèle assez nombreuse. Elles sont sollicitées pour la prévention et le traitement des maladies et approvisionnent la population et d’autres groupes de thérapeutes ( guérisseur, chasseur, charlatan voyant …) en plantes medicinales.

Le coût du traitement est moins cher. Un traitement de 200F peut atteindre 6000 à 10 000F francs dans  une clinique. Le frais de consultation est compris dans  le tarif global du traitement ou de la vente des plantes.  La remunération des prestations est symbolique peut se faire en nature ou en espèce. Le malade après guérisson peut faire un cadeau en guise de reconnaissance.

L’accessibilité économique, le court circuit de traitement constitue un facteur déterminant  dans une société  en proie à la pauvreté   ( salaire très bas, sous- emploi , chômage , mauvaise récolte …)

La programme d’ajustement structurel, l’entrée du Mali en zone FCFA, la dévaluation , la liberation des prix  ont contribué à la dégradation  des conditions socioéconomiques et du pouvoir d’achat des maliens et à la montée flambante des  prix de médicaments et des produits importées en  général. Les aléas climatiques repetés ont aussi frappé tout le pays, le monde rural en particulier qui constitue 80% de la population. L’exode vers les centres urbains à Bamako en particulier, du monde rural en charge aux populations citadines joua un impact négatif sur le niveau de vie des familles d’accueil et la configuration démographique de la ville.

Il s’en suit aussi un transfert des habitudes villageoises de consommation et de pratique sanitaire (recours aux plantes médicinales) dans  le milieu urbain.

5-Les Facteurs socioculturels

Le Mali est un pays riche de son histoire, de sa tradition de sa culture. Bamako la capitale est le lieu de rencontre de toutes les éthnies et catégories  socio professionnelles .   A l’instar des autres  villes africaines  bon nombre de familles à Bamako selon le milieu d’origine et l’expérience vécue détiennent un minimum de connaissances éthnobotanistes et une tradition d’automédication en payant la plante chez un herboriste en cas de maladie.

Les perceptions cosmogoniques du mal , les croyances religieuses ou supertitieuses l’analphabétisme de la majeure partie de la population renforcent cette tendance.

Le diagnostic d’une maladie peut se faire souvent chez un voyant ou un charlatan de même que chez un herboriste.

Les plantes sont utilisées pour soigner un deséquilibre, mais aussi  la protection des sujets en bonne santé contre les ennemis, les sorciers, les esprits malveillants.

La préparation des produits aphrodisiaques à base végétale constitue d’autres recettes  de la pharmacopée africaine.

Au de là de la santé physique ou mentale, les plantes sont utilisées à des fins de promotion , de réussite ou de chance.

Face à ces convictions et besoins multiples d’une clientèle nombreuse et hétérogène les femmes herboristes sont beaucoup sollicitées ce qui rend leur reconversion difficile. Elles sont soucieuses de la sauvegarde de leur patrimoine culturel et les liens sociaux .

La profession des femmes herboristes au Mali est encore à l’abri du  mercantilisme contrairement à d’autres marchands de santé dans les differents types de médecine.

6- Les  limites  de la médecine conventionnelle. 

Les femmes herboristes, les thérapeutes traditionnels reçoivent des malades déçus de la médecine moderne. Sans opposer à elle  , la médecine traditionnelle est une alternative à la médecine moderne ou conventionnelle. Après un échec dans les grandes centres hospitaliers le malade  peut regagner sa  santé de façon souvent miraculeuse et peu onereuse à l’issue d’un  traitement traditionnel. Les femmes herborites sont aussi beaucoup  sollicitées dans les cas d’accouchements compliqués.

Le faible équipement des centres de santé, les insuffisances liées au personnel  (formation, la corruption, la discrimination, l’absentéisme, l’arrogance des agents ---) le coût élévé des prestations et des médicaments et leur mauvaise qualité  (manque de contrôle systématique et d’un conditionnement adéquat) le long circuit du traitement (consultation, analyse, ordonances, transport et déplacement).

Le constat est que le pari de la politique sectorielle de santé 

<< santé pour tous en l’an 2000 >> est loin d’être  une réalité pour le citoyen malien de surcroît  dans le plus grand  centre urbain  qu’ est Bamako.

7- Cadre législatif , institutionnel et organisationnel des herboristes et tradipraticiens de santé

Le recours à la médecine et à la pharmacopée traditionnelles africaines en occurrence l’utilisation des plantes médicinales au Mali, de part l’importance de sa place dans les soins de santé primaire, bénéficie d’une certaine légitimité et d’une légalité par le gouvernement malien. L’exercice du métier est réglementé par les autorités. Il existe un département de médecine traditionnelle (DMT) rattaché à l’institut de recherche en santé publique (INRSP) à Bamako. Ce département collabore avec les tradipraticiens de santé et herboristes. Ceux-ci pour la plupart sont organisés au sein des associations mixtes à l’intérieur du pays et  à Bamako. Parmi ces associations on peut citer l’association des thérapeutes traditionnels et herboristes de Bamako- (ATTHDB).

Il existe une fédération nationale des thérapeutes traditionnels y compris les herboristes, qui regroupe les differentes associations  locales.

A Bamako les femmes herboristes sont installées dans les différents marchés où elles exposent leurs produits et font aussi le traitement des malades.

Il existe une collaboration entre la médecine moderne et la médecine traditionnnelle.

L’Etat malien œuvre à la promotion des médicaments  traditionnels améliorés dans sa politique de renforcement pharmaceutique.

Certains médicaments  traditionnels sont en vente dans les officines de pharmacie.

8-Les maladies traitées par les femmes herboristes

Il s’agit des maladies infantiles ( fièvre , paludisme , maux de tête, maux de ventre , poussée de dents ,diarrhées , maladies respiratoires , ORL , conjonctivite , etc )  et de la mère ( les maux de ventre , les maladies urogénitales , les maux de sein , courbatures, les soins pré et post natals et les accouchements etc ).

Quelques exemples de remède à base de plantes :

Nom scientifique ( N S ) : Combretum micrantum. Nom Bambara ( N B): N’golobè

Utilisation : boire une décoction de cette plante , on traite ainsi le paludisme (sumaya)

N S : Combretum glutinosum . N B : cangarableni

Utilisation : Une décoction de ces feuilles ou rameaux feuillés bue traite la dysenterie (tokotokoni)

N S : Nelsonia canescens  Lam  N B : Kononi ka dulo

Utilisation :faire boire et laver le nouveau –né avec une décoction de cette plante est le traitement d’une maladie  mortelle chez l’enfant dont les vaisseaux sanguins s’affaissent et noircissent d’ou le nom « fils noirs » des nouveaux nés (en Bambara)

N S : Tamarindus indica     N B : N’tomi

Utilisation : Une toilette des yeux durant trois à quatre jours avec décoction de feuilles et d’écorce de cette plante traite efficacement les conjonctivites. Le jus du fruit pris à jeûn le matin avant de manger guérit la constipation (konoja)

N S : Zizyphus mauritiana N B : N’tomono 

Utilisation : Une consommation de la poudre des racines ou de leur décocté traite les maux de ventre (konodimi)

N S : Ximenia americana      N B : N’tonkè

Utilisation : La poudre ou la décoction des feuilles ou de l’écorce servent à traiter les infections de la langue chez les bébés.

Un proverbe Bambara dit : « l’arbre ne ment pas, c’est l’homme qui peut se tromper. » Celà atteste toute la confiance  des populations à la vertu des plantes médicinales. 

Le rôle des plantes est très important dans le traitement des différentes maladies. Les espèces floristiques utilisées par les populations dans le cadre de la  médecine traditionnelle sont consignées dans le tableau ci-après :

Espèces végétales utilisées dans la médecine traditionelle

Nom scientifique

Nom Malinké

Famille

Maladies

1. Afrormosia laxiflora – (Benth) Harms

Koulikouli

Papilionacées

Gastro-entérites, fièvre, dysentéris, toux, fatigue générale, asthénie sexuelle, entorses, mal de coeur, maux de rein, hernies, douleur poste parfum

2. Butyrospermum partii- (Gaernt) Kotschy

Sié

sapotacées

Gastro- entérites, céphalées, diarrhée, paludisme, toux, vomissement, asthénie physique, rhumatisme, onclocercose, angine, panaries, hémorroïdes, luxation, plaies

3.Cassia alata – Linn.

Kô ntaba

caesalpiniées

Constipation

4.Cassia siberiana – DC

Sinjan

caesalpiniacées

Fièvre, paludisme, toux courbature, rhumatisme, vertiges, maux de rein, inflammationdes seins

5.

6. Cochlospermun  tinctorium- N.Rich

Triba ou Troumba

cochlospernacées

Gastro- entérites, paludisme, ictère, constipation, carie dentaire, mal de dos

Acacia seyal – Del.

Zadié

Mimosacées

Lépré

8. Acacia  macrostachya – Rech. Ex Benth

Wandidinma

warassa

Mimosacées

Dysenterie, carie dentaire,

9. Anogeissus leicarpus-

 (DC) Guil-Per

Kéré ou kérékété

Combretacées

Gastro –entérites cephalées, paludisme, dysenterie, ictère.

10. Bombax constatum- Pell.Et Vuill.

Bounboun

Bombacacées

Carie dentaire, céphalées

11. Cordyla pinnata – (lepr.) Milne-Redh

Dougoura

Papilionacées

Gastro –entérites, fiévre, paludisme, rhumatisme

12. Crossopteryx fébrifuga- ( Afr) Benth

Balembo

Rubiacées

Gastro –entérites, toux, asthénie physique, conjontivite.

13. Daniella  oliverti  (Rolfe) hut

Sandan

Caesalpiniacées

Gastro-entérites, céphalées, ictère, asthénie physique, asthénie sexuelle, stérilité masculine

14. Detarium microcapum-Gill et perr.

Tamba ou Tambo

Caesalpiniaceées

Gastro-entérites, diarrhée et dysenterie, paludisme, constipation, plaies, maux de rein, panaris, luxation, rhumatisme

15. Fagara xanthoxyloïdes - Lam

Wo ou Wu

Rutacées

Gastro-entérites, carie dentaire, dermatoses, parasitoses intestinales

16. Ficus gnaphalocarpa – (Mig) Steud

Toro ou Sititoro

Moracées

Flatulence, délivrance, épilepsie

17. Ficus iteophylla - Mig

Siéko

Moracées

Dermatoses

18. Gardenia ternifolia – K.Schum

Nbourentiè

Rubiacées

Ictère, stérilité masculine, palpitation

19. Guierra sénégalensis- J.F. Gmel

Kakanlan

Combretacées

Fièvre, asthénie physique, rhumatisame, gonococcie, dermatoses

20. Lannea acida- A.Rich

Fégouningulèn

Anacardiacées

Diarrhée, plaies

21. Lannea velutina – A.Rich

Fégouganiè

Anacardiacées

Céphalées, conjonctivites

22. Mitragina incermis-(Wil) O.Kze.

Jun

Rubiacées

Fièvre, mal de poitrine, paludisme

23. Naucléa latifolia- Sm

Badi ou Baro

Rubiacées

Gastro- entérites, fièvre, paludisme, ictère, toux,  vomissement, délivrance, poussée dentaire, rhume, dermatoses, otites, hernies, impuissance sexuelle

24. Opilia celtidifolia-G. et P.

Kôrongoyi

Opiliacées

Gastro- entéries, céphalées, constipation, flatulence, mal de poitrine, insuffisance urinaire

25. Piliostigma thonningii-Milne-Redh

Fara ou Niama

Caesalpiniacées

Fièvre, toux, fatigue générale, rhume, Palu, onchocercose, mal du cou, poussée dentaire,

26. Prosopis africana – G. et P.

Guélendin

Guélé

Minosacées

Gastro-entérites céphalées, toux, asthénie sexuelle, stérilité masculine .

27. Pterocarpus erinaceus – P.

Guénou

Papillonacées

Gastro-entérites, fièvre, paludisme, asthénie physique, palpitation, impuissance sexuelle, plaie, gonococcie, démangeaison, mal de genou

28. Saba senegalensiss – A.DC

Saban

Apocynacées

Gastro-entérites, dysenterie, toux, conjonctivite, paralysie des enfants, hernies

29. Sclerocarya birrea – A.R.H

Kountan ,N’Guna

Anacardiacées

Mal de poitrine, gonococcie

30. Nelsonia canescens - Preng

Kônodinladôlô

Composées

Gastro-entérites, fièvre, paludisme Hémorroïdes

31. Sterculia setigera - Del

Koungo sita

 

Hémorrïdes

32. Stereospermum kunthiamum - G

Môgoyiri

Sterculiacées

Gastro-entérites, fièvre, impuissance sexuelle, épilepsie

33. Tamarindus indica - L

Tombi ou Tomi

Caesalpiniacées

Fièvre, paludisme, asthénie sexuelle, plaies, constipation

34. Vepris heterophylla –R.Let .

Kinkéliba

Rutacées

Gastro-entérites, constipation

35. Walteria indica –L.

Dabada

Sterculiacées

Carie dentaire

36. Ximenia americana-L.

Siènè , N’Tongué

Oliacées

Toux, absence ou retard des règles, carie dentaire, conjonctivite, angine, plaies

37. Ziziphus mauritiana - Lam

Tomboron

Rhamnacées

Gastro-entérites, diarrhée, toux, hernies, dysenterie

38. Securidaga longepedunculata – Fres

Dioro , dioutou

Rhamnacées

Céphalées, flatulence, courbature, asthénie physique, gonococcie, morsure de serpent, douleur de la colonne

39. Annona seneglensis – Pers .

Sounsoundiè

Annonacées

Gastro-entérites, céphalées, constipation, vertige, carie dentaire, flatulence, rhume, dysenterie, conjonctivite

40. Cordia mixa- Linn.

Darama

Boraginacées

Paludisme, vulvo-vaginite de la femme enceinte

41. Khaya senegalensis – Jus

Diala ou Dialo

Méliacées

Gastro-entérites, impuissance sexuelle, dermatose, anémies, onchocercose, rhume, asthme

42. Vieux madiensis – Oliv.

Koutoudin

Verbenacées

Gastro-entérite, diarrhée, épilepsie

43. Citrus aurantifolia -

Lemouroucoumouni

Rutacées

rhume

44. Carica papaya – Linn

Papayé

Caricacées

Ictère, céphalées

45.  Mangifera indica – Linn.

Mangoro

Anacardiaceées

Céphalées., toux

46. Spondias mombin – Linn.

minkon

Anacardiacées

Onchocercose

47. Parkia biglobosa – (Jacq)

Nétè , Nèrè

Mimosacées

Fièvre, ictère, toux, mal de thorax

48.  Strychnos spinosa- Lam

Kéra

Loganiacées

Fièvre, gonococcie,

49. Adansonia digitata – Linn.

Sita , Sira

Bombacacées

Gastro-entérites, céphalées, toux, anémie des enfants

50. Diospyros mespiliformis-

Diomba ou

Ebénacées

Œdème de la femme enceinte, délivrance,

    Hoscht.

Sounsounfin

 

Onchocercose, hernie

51. Cymbopogon giganteus – Chiov

Kogniorè ou tièkala

Graminées

Gastro-entérite, paludisme, courbature, carie dentaire, délivrance, douleur de la colonne vertébrale, hernie, gencives, ictère céphalées, constipation, douleure post partum

52.  Terminalia macroptera – G. et Perr.

Wôlô  ou wôrô

Combretacées

Dysenterie, toux, absence ou retard des règles

53. Andropogon gayanus – Kunth..

Wago

Graminées

Douleur post parfum

54. Oxytenanthera abyssinica – Muro

Graminées

Gastro-entérites

55. Entata africana – Guill. Et perr.

Djibidjabi

Mimosacées

Vomissement, vertige, maux de thorax, plaie

56. Pennisetum pedicellatum- Trin

Bara

Graminées

Paludisme, toux, ictère, plaie, conjoctivite, flatulence

57. Dichrostachys glomerata- Chiov

Guiliki

Mimosacées

Céphalées

58. Pteleopsis suberosa – Engl.

Térendin

Combretacées

Gastro-entérites, poussée dentaire, toux, carie dentaire, rougeole, hémorröde

59. Helalobus monopetalus – Engl. Et Diels.

Foyofaya ou Fuganian

Annonacées

Fièvre, céphalée, insufficance urinaire

60. Lannea microcapa – Engl. Et Kr

Fégouba ou Bembé

Anacardiacées

Gastro-entérites, constipation,

61. Ceiba pendandra – Lam

Bantan

Bombacacées

Toux. Stérilité masculine

62. Burkea africana – Hook.f.

Guélemba

Caesalpiniacées

Toux, stérité masculine, rhumatisme, diarrhée

63. Landolphia heudelotii – DC

Sambè ou goï

Apocynacées

Fièvre, toux

 

64. Acacia polyacantha – (Willd.) Var.

Gorogorin

Mimosacées

Courbature, poussée dentaire, rhume, asthme

65. Psidium guayava – Linn

goyaki

Myrtacées

Toux

66. Ozora insignis – Del.

Kalakati ou Kalakato

Anacardiacées

Toux, fatigue générale

67. Carapa procera – DC.

Kobi

Méliacées

Gastro-entérites, plaies , morsure de serpents, parasitoses intestinales

68. Vernonia colorata-(Will.) Drake

Kossafunè

(Asteracées)

Fièvre, paludisme, rhume

69. Pavette crassipes K.Schum.

Kumuboulou

Rubiacées

Poussée dentaire

70. Afzelia africana – Pers

Lengué

Caesalpiniées

Gastro-entérites, Onchocercose, asthénie physique, hernie

71. Lofira lanceolata – Keay.

Mana ou Manaba

Ochnacées

Kwashiorkor, paludisme, mal du thorax

72. Ochna afzeli – Oliv.

Manakèni

Ochnacées

Poussée dentaire

73. Combretum molle – G. Dom.

Nganianka

Combretacées

Fièvre, dermatoses

74. Cacia occidentalis – Lim

Baranbaran

Caesalpinitées

Fatugue générale, grastro-entérites, constipation, ictère

75. Cola cordifolia R.Br.

Ntaba

Sterculiacées

 

76. Ficus dicranostyla- Mildbr .

sourou

Moracées

Céphalées

77. Raphia soudanica – A. Chev.

Ban

Cycadacées

Gastro-entérites, gonococcie, dracunculose, bilharziose

78. Terminalia avicennoïdes Guill. Et Perr.

Wôlôtièni

Combretacées

Gastro-entérites,

79. Cussonia arborarea – A. Rich

Bolokoutoun

Araliacées

Gastro-entérites,

80. Imperata cylindrica – Beauv.

Doli

Graminées

Fièvre

81. Tribulus terrestris – L.

Mousokotonidioulo

Fougères

Fièvre, courbature, asthénie physique

82.  Bridelia ferruginea – Benth.

Dafin

Euphorbiacées

Céphalées, carie dentaire,

83. Elaesis guineensis – Jacq.

Tén

Cycadacées

Diarrhée, ictère

84. Combretum glutinossum –DC

Diamakatan

Combretacée

Paludisme, gonococcie, mal du thorax

85. Terminalia albida – Sc.Elliot

Wôlôguèni

Combretacées

Flatulence

86. Boscia angustifolia – A. Rich.

Kékotolénkoulo

Capparidacées

Rhume

87. Acacia albida – Del.

Balazan

Mimosacées

Ictère, constipation

88. Indigofera sp

Gara wanda

 

Ictère

89. Maytenus senegalenis – Exell

Tôrè

Celastracées

Gonococcie, anémie des enfants

90. Holarrhena africana ADC.

Noumoudiou ou dindiakoundiè

Apocynacées

Kwashiorkor

91. Cissus quadrengularis L.

Wouloudiôlôkô

Ampélidacées

Onchocercose.

9-Les liens entre les herboristes et le malade

Les femmes herboristes réservent un  accueil très chaleureux  pour leurs clients. L’entretien se fait en langue vernaculaire et le message du diagnostic et de la posologie est vite compris par le patient .

Elles sont âgées en général ( de 35 à 72 ans ) humanistes , orthodoxes dans les règles de l’art , créent un climat de sécurité, d’affection et de confidentialité autour du  malade.

Par exemple : une herboriste dira à un bébé garçon , mon mari (à l’instar de  tous ces petits fils) et à une fille ma coépouse pour  plaisanter.

Elle dira à un jeune homme ou  à un adulte << mon  père >> par respect du masculin.

Le lien de parenté à plaisanterie peut permettre à un malade de bénéficier gratuitement des services ou d'une grande  réduction du tarif initial.

La profession des femmes herboristes au Mali est encore à l’abri du mercantilisme contrairement  à certains marchands de santé dans les differents types de médecine.

Les femmes herboristes de part leur humanisme et le respect qu’elles accordent aux malades entretiennent des rapports durables avec leur clientèle .

10- Perceptions des enquêtés sur la médecine trationnelle et la médecine conventionnelle

Au  cours de leur entretien avec les femmes herboristes, ou causerie  débat  certains malades ou parents de malade ont donné leur opinion par rapport à l’accessibilité et  l’efficacité de  pratiques médicales (médecine traditionnelle et médecine moderne).

1- Ménagère (35ans) – Mon enfant souffrait, de fièvre nocturne . 

J’ai payé toutes les ordonnances qui lui ont été prescrites mais il n’est pas guéri. Ma belle mère m’a conseillé d’aller chez l’herboriste, la vieille B.W. Elle a administré trois bottes de plantes differentes. Après trois bains suivis de boisson, l’enfant est totalement guéri.

2 -Vieux chauffeur (56 ans)  - Le blanc n’a pas de remède pour le paludisme.

 Il ne dispose que des calmants.  Les meilleurs traitements du paludisme que j’ai subis , sont à base de plantes médicinales. 

3 - Professeur d’enseignement supérieur (47 ans) = Les produits chimiques (medicaments) sont plus nocifs que les plantes médicinales. Les agents de santé qui tâtonnent, administrent souvent des antibiotiques aux effets secondaires irréversibles.

Leur toxicité présente un grand danger.

4 - Maraîcher (28 ans) : Je n’arrivais pas à dormir la nuit.Après toutes les analyses rien n’a été détecté. Après trois bains (décoctions) mon  mal est fini à jamais.

5 - Vendeuse de condiment (42 ans) : Les enfants lavés aux plantes résistent mieux et sont très peu malades ,  par contre les enfants traités à la chimie (sirop, vaccination, comprimés) sont très fragiles malgré leur rapide croissance.

6 - Géomancien (52 ans)  En Afrique toutes les maladies (celles volontairement provoquées par les personnes mal intentionnées ) ne guérissent à l’hôpital. J’ai traité des gens riches et bien placés dans l’administration  à l’aide des plantes. Ils  avaient fait  le tour des hôpitaux en France, au Japon sans satisfaction .

7 -Lave-garde 28 (ans) Ma femme souffre d’ulcère. Le médecin traitant  demande  10 000 Fcfa pour la consultation, sans les ordonnances.

Alors , qu’est ce qu’on va manger après , si tout est  lié à un petit salaire. Seuls les thérapeutes traditionnnels restent le dernier recours.

Si ces avis sont favorables à la médecine traditionnelle certains  enquêtés soutiennent plutôt la médecine conventionnelle.

1-  Lycéenne  (17 ans)  Les médicaments tradtionnels sont sans dose . Leur excès peut  tuer.

2 - Commerçant (34 ans)  = Le bon traitement c’est avec les privés (cliniques).

Ces mêmes docteurs travaillant dans le public t’obligent à aller te soigner dans leur propre centre pour un traitement adéquat.

3-  Comptable (31 ans) = Avec le docteur, le diagnostic est clair et le traitement est rapide.

NB : si les consultations à la médecine moderne se font de façon ouverte, la fréquentation  des thérapeutes traditonnels et herboristes est souvent organisée de façon voilée. En fait,

tous les  consommateurs des produits de la pharmacopée ne veulent pas se faire voir au grand jour.

11- Pharmacopée traditionnelle  Africaine et Mondialisation

Le Mali à l’instar des autres pays africains est à la croisée de la mondialisation caractérisée par le modernisme ou la suprêmatie des valeurs occidentales. Apportera t-il ses pratiques médicales  ancestrales à la civilisation universelle ?

En tant que tel, cela signifierai une promotion des produits et savoirs locaux africains. La collaboration entre la médecine traditionnelle et la médecine moderne favorise un tel élan par la promotion des médicaments traditionnels améliorés qui enrichissent la gamme  des médicaments scientifiquement acceptés ou reconnus par les principes cartésiens.

Sur le plan social , la médecine conventionnelle reste tributaire du savoir être des thérapeutes traditionnels et herboristes en particulier, créant toute une ambiance, une chaleur affective autour du malade. C’est de là que le métissage entre les deux pratiques pourra avoir tout son sens – Les limites et insuffisances de part et d’autre pourra se corriger mutuellement.

Conclusion 

Malgré la volonté du gouvernement malien à asseoir une politique  sectorielle de santé pour satisfaire les populations, les pratiques médicales ancestrales demeurent dans un contexte de pluralité  et de diversité de pratiques médicales en dépit d’une responsabilisation du citoyen pour la prise en charge du système sanitaire et social.

Au bout des politiques et des programmes élaborés et exécutés sur les principes de l’approche participative le consommateur est loin d’être satisfait. Il s’aventure dans l’automédication, la consommation des médicaments par terre ou renoue  avec la pharmacopée traditionnelle.

Tout laisse à croire à un malaise qui ne dit pas son nom. Sera t-il un  autre type d’éléphants blancs en Afrique ( grands projets de développement après les indépendances.) ?

Pour en venir  à ces pionnières  de Bamako, les femmes herboristes de part leur savoir faire, leur savoir  être et  leur proximité mettent à la portée du citoyen des soins  plus accessibles aux plans socio économique et culturel. Cette ruée de la population vers les produits de la pharmacopée est  l’expression d’une crise complexe et profonde,  les insuffisances d’un système de gestion et d’administration  de santé face à des conditions critiques et variées. En se réferant aux estimations d’Otto Nowotny ancien Directeur de Hoffman - la Roche, la consommation pharmaceutique aurait pu augmenter entre 1981 et l’an 2000 de 150% .

Le taux de croissance annuelle  aurait été 5% et serait reparti comme suit : en gros 3% pour les pays industrialisés  et 9% pour les pays en voie de développement. La part globale de ces derniers doublera de 20%. Cependant ces estimations étaient à repenser car les années 1980 furent une décennie perdue pour le développement en Afrique et en Amérique latine.

Pour le cas de l’Afrique subsaharienne entre 1986 et 1991 en dépit de nombreuses reformes engagées selon les avis des organisations internationales les conditions socioéconomiques se sont dégradées ( Edition KARTHALA 1995  Paris , de Cassandra Y . Klimek et Georges Peters. Une politique du medicament pour l’Afrique. Contraintes et choix .  page 19, 20 , 26  

C’est pour confirmer que la crise socio sanitaire au Mali et à Bamako en particulier, est complexe et porte  une dimension internationale. Le cas des herboristes sert de vitrine.

Bibliographie

1-  « Contribution au recensement des tradipraticiens s’occupant des handicapés moteurs. »
Mémoire de fin d’études
Présenté par Oumar Camara et Lacine Adama Mallé
Section :Animation socio –culturelle.Promotion 78-82
Institut National des Arts(  INA). Bamako

2- Mémoire « Remarques sur quelques plantes utiles vendues sur le marché de Bamako »
Presenté par TRAORE Gouansegué
l’ENSUP. 1975-76 Section biologie

3- Etude de l’activité du « Terenifou » écorce du tronc de pteleopsis suberosa ENGL et DIELS ( Combretaceae ) dans le traitement des ulcères gastro duodenaux .
Thèse de Doctorat
Présenté par Moussa MARIKO.
Ecole Nationale de Médecine et de Pharmacie du MALI 
Année 1989.

4- Anthropologie de la santé Bulletin N° 17 APAD
Jean Pierre Olivier de Sardan Juin 1999.

5- Rapport de suivi Novembre 1996 de l’Associations des thérapeutes traditionnels et herboristes du District de Bamako ( ATTHDB ).
Par Malick TRAORE Sociologue Consultant.

5- Etude de faisabilité du projet d’organisation et de formation des femmes herboristes du District de Bamako Août 2001 .
Par Malick TRAORE Sociologue et B. NIAKATE Ing.Forestier
Avec l’ONG ASIL Bamako

6- « Centre de santé, un salut pour les pauvres . »
N°00 de la revue Croissance de l’Agence pour le Développement Social (du Gouvernement Malien) Octobre –Novembre –Décembre 1999.

7-Ministère de la santé des Personnes Agées et de la solidarité Bamako
Programme de Développement Sanitaire et social ( PRODESS ) 1998-2002.

8- Jean Marie Abgrall
Les charlatans de la santé 
Documents PAYOT 1998 Edition PAYOT et RIVAGES
106 bd Saint – Germain PARIS VI

9- Université de Metz
Service Commun d’Education Permanente 
Ethnopharmacologie Appliquée et Plantes Medecinales
Documents Pedagogiques  Pr  Arouna KEITA.

10- Une politique du médicament pour l’Afrique
Contraintes et choix 
Par Cassandra Y .
Klimek et Georges Peters 
Edition KARTHALA 1995 
22-24 boulevard Arago
75013 PARIS