Council for the Development of Social Science Research in Africa
Conseil pour le d
éveloppement de la recherche en sciences sociales en Afrique
Conselho para o Desenvolvimento da Pesquisa em Ciências Sociais na Àfrica
مؤتمر مجلس تنمية البحوث الإجتماعية في أفريقيا


Accueil  |  Recherche  |  Bourses, Formation et Subventions  |  Publication et Dissemination  |  CODICE
Actualité  |  Liens  |  Contacts  |  English

Links
Appel à candidature
Participants
Programme
Institut sur la Gouvernance
Gestion du secteur de la sécurité en Afrique
La législature dans la transition démocratique africaine (2006)
Les média dans la gouvernance africaine (2005)
La gouvernance urbaine en Afrique  (2004)
l’Elite africaine au pouvoir: Identité, domination et accumulation (2003)

Les autre instituts

 
La législature dans la transition démocratique africaine. 

L’Institut sur la Gouvernance Démocratique du CODESRIA est un forum interdisciplinaire de chercheurs africains travaillant sur le large thème de la gouvernance. Le but de cet institut est de promouvoir la recherche et le débat sur des questions relatives à la conduite des affaires publiques et à la gestion du processus de développement en Afrique. Cet institut a été crée en 1992 et il est organisé chaque année. Le thème de la session 2006 est : La législature dans la transition démocratique africaine. 

A l’accoutumée, le rôle important dévolu au pouvoir judiciaire dans la quête renouvelée de gouvernance démocratique en Afrique, et les espoirs des populations dans la fonction de représentant élu sont des questions qui doivent être considérées comme allant de soi dans la politique démocratique. Cependant, dans le contexte de l’Afrique, elles portent une signification accrue découlant du fait que le pouvoir judiciaire a été peut être le plus grand perdant des décennies de pouvoir militaire et de parti unique qui ont prévalu en Afrique de la seconde moitié des années 1960 au milieu des années 1990. Partout sur le continent, au moment où l’autoritarisme politique s’installait, le pouvoir judiciaire était proscrit de fait ou complètement subordonné au pouvoir exécutif ; les politiques législatives devinrent tellement peu développées que de nombreux bailleurs de fonds introduirent des initiatives à partir de 1990 pour « renforcer la capacité » de l’assemblée dans différents pays en Afrique. Et sans nul doute, il y eut des capacités techniques qui ne demandaient qu’à être développées. Mais, il est clair que les questions soulevées par la faiblesse du pouvoir législatif ne sont pas simplement ou uniquement techniques dans leur nature ; en fait, elles sont principalement – et peut-être profondément politique dans leur nature. Ces problèmes se sont manifestés de plusieurs manières, y compris à travers une lutte pour une relative autonomie vis-à-vis du pouvoir exécutif, des tensions créées par la tendance vers le présidentialisme dans les nouvelles démocraties africaines, l’instabilité et la fragmentation des parties politiques, la mauvaise structuration des relations entre les parlementaires élus et les caciques de leurs partis, la vulnérabilité persistante des systèmes électoraux à différentes sortes de manipulation, le recours fréquent du pouvoir exécutif à la « sécurité » pour contourner le parlement, le financement insuffisant de l’assemblée et la mauvaise utilisation des fonds disponibles dans le renforcement des bases de politiques démocratiques, l’érosion de l’environnement politique intérieur par les conditionnalités des bailleurs, etc. De plusieurs manières, les expériences institutionnelles du pouvoir législatif dans la quête contemporaine de renouveau démocratique, à la fois, se reflètent et résument toute l’expérience politique du processus démocratique lui même. 

Objectifs : L’institut sur la gouvernance a pour objectif principal de créer des liens entre la jeune génération d’intellectuels africains et de répondre à leurs besoins scientifiques en termes d’accès à la documentation récente, de participation aux débats en cours, de renforcement de leurs capacités de recherche, de promouvoir l’échange d’expériences entre les chercheurs, les activistes et les décideurs politiques de disciplines, d’orientations méthodologiques ou conceptuelles, et d’expériences géographiques diverses, de promouvoir et de rehausser une culture démocratique qui permet aux Africains d’identifier et de s’attaquer aux problèmes de gouvernance qui se posent au continent, d’encourager la participation des chercheurs aux débats et discussions sur les processus de démocratisation en Afrique, de mise à jour de leurs approches conceptuelles, théoriques et méthodologiques.  

Enrichissements académiques. Cette rencontre humaine servira également de tremplin à une meilleure compréhension des cadres épistémologiques et méthodologiques qui guident la pratique de chaque discipline invitée au débat. Cette interaction intense est favorable à la transmission des connaissances, des expériences de la vie et de l’éthique qui forment les citoyens africains de demain que sont les jeunes chercheurs participants à l’institut.  

Il faut enfin faire remarquer que l’institut est un cadre propice à une forme d’apprentissage oubliée qu’est la rédaction de textes scientifiques. Cet exercice qui est loin d’être simplement formel invite à une rétrospection critique des capacités de chaque participant à résonner les questions de théorie, à réfléchir sur le mode d’agencement des idées pour convaincre et rechercher l’efficacité et le plaisir de la lecture. Ce travail indispensable sera une des préoccupations majeures des personnes ressources et du directeur de l’institut qui ont mandat d’aider à la préparation théorique et pratique des jeunes collègues. Ce travail qui se continuera bien après les quatre semaines se conclura par l’édition d’un ouvrage. 

Après institut. Dans la perspective du débat que l’institut et les textes qui y seront issus le CODESRIA assurera sa mission de promotion de la science sociale en Afrique et de renouvellement des problématiques sur les questions sociales du continent. Au terme de ce long processus le CODESRIA sera fier de contribuer avec cet ouvrage à l’élargissement des connaissances en Afrique et ce faisant à une meilleure prise en compte des contraintes culturelles de la dynamique sociale en court sur le continent facilitant ainsi son orientation vers le progrès.   

Cet institut attend vingt participants, quinze lauréats, quatre personnes ressources et un directeur qui coiffera l’ensemble du processus. 

Je vous transmets pour approbation le budget d’exécution reflétant les ambitions de l’institut sur la gouvernance démocratique qui se tiendra du 14 Août au 08 Septembre 2006 au CODESRIA.

  © Codesria.org. All rights reserved.