Volume
4,
Numéro
3, 2006
Towards Academic Freedom for Africa in the 21st Century
Amina Mama
Abstract
This paper begins by reviewing the ways in which the higher
education landscape in Africa has changed significantly during
the last decade as a result of the ongoing regional crisis and
the changing perspectives on African higher education
articulated within the international development arena and
argues that, if the higher education crisis of the 1980s and
1990s was the result of financial conditionalities imposed
through structural adjustment, then the ensuing decade has seen
a global policy shift that has profoundly changed the conditions
under which academic work is carried out. Particular attention
is paid to the manner in which the changing, economically-driven
constraints on academic freedom, institutional autonomy and
conditions of service in higher educational institutions are
mediated by other social conditions such as gender inequalities,
the HIV/AIDS crisis, the effects of long-term brain drain and
the manner in which local capacity is diverted into survivalism.
I argue that higher education reforms threaten to undermine the
material base for academic life by emphasising privatisation and
cost recovery in contexts where poverty is a major feature of
life. Exaggerated concerns with “efficiency” and “excellence”
lead to increased regulation and surveillance of scholarly
output, rendering academic freedom vulnerable to formulaic
measures of performance that may be insensitive to the work of
African academics. The paper concludes by recommending a
programme of activities designed to re-affirm the public stake
in higher education, strengthen and diversify independent
scholarly work and encourage African governments to adopt
policies that will strengthen the tertiary sector and ensure an
enabling environment for intellectual development and freedom.
Résumé
Cette contribution
commence par passer en revue les changements significatifs
intervenus dans l’enseignement supérieur en Afrique dans la
dernière décennie en raison de la crise régionale et les
dynamiques dans les perspectives de l’enseignement supérieur
tels qu’articulées dans l’arène internationale du développement
et affirme que, si la crise dans l’enseignement supérieur dans
les années 1980 et 1990 était le résultat des conditionnalités
imposées par l’ajustement structurel, la décennie qui a suivi a
connu un changement de politique qui a affecté les conditions de
travail académique. Une attention particulière est portée à la
manière dont les contraintes économiques imposées à la liberté
académique, l’autonomie institutionnelle et les conditions de
service dans les institutions d’enseignement supérieur ont
affecté les autres conditions sociales telles que les inégalités
de genre, la crise du VIH/SIDA, les effets de la fuite
persistante des cerveaux et comment les capacités locales ont
adopté le survivalisme. Je souligne que les réformes de
l’enseignement supérieur sapent la base matérielle de la vie
académique en accentuant la privatisation et la marchandisation
dans un contexte de pauvreté. Des préoccupations exagérées d’ «
efficacité » et d’ « excellence » ont conduit à la régulation et
à la surveillance croissante de la production scientifique,
rendant la liberté académique vulnérable aux mesures de
performance qui pourraient être insensibles au travail des
universitaires africains. La contribution conclut par
recommander un programme d’activités destiné à réaffirmer la
responsabilité publique dans l’enseignement supérieur, renforcer
et diversifier le travail universitaire indépendant et
encourager les gouvernements africains à adopter des politiques
qui renforceront l’enseignement supérieur et assurer un
environnement favorisant le développement et la liberté
académiques.
Globalisation and Internationalisation of Higher Education
in South Africa: The Challenge of Rising Xenophobia
Owen Ben Sichone
Abstract
The internationalisation of university education globally has
coincided with the opening up of post-apartheid South Africa to
the world market, and the number of foreign students (along with
other visitors to South Africa) has shot up very rapidly since
1994. As a member of the Southern Africa Development Community (SADC),
South Africa has an agreement (the Education Protocol) with its
partners to cooperate in the area of education and training. In
the absence of a similar spirit of cooperation allowing for the
free movement of citizens of the SADC region, however, the
wishes expressed in the Education Protocol cannot be fully
realised, and many African students studying in South Africa
still have to navigate long and difficult bureaucratic channels
to obtain student visas and study permits. In addition, they
face an increasingly hostile and xenophobic public on and off
campus. Their experience will not provide them with fond
memories of their student days in South Africa. This paper
advocates greater freedom of movement for migrant students as a
means of social upliftment and greater pan-African cooperation.
Résumé
L’internationalisation
mondiale de l’enseignement supérieur a coïncidé avec l’ouverture
de l’Afrique du Sud post-apartheid au marché mondial, et le
nombre d’étudiants étrangers (de même que d’autres visiteurs)
s’est accru très rapidement depuis 1994. En tant que membre de
la région SADC, par contre, le souhait exprimé par le Protocole
de l’Education ne peut être réalisé, et de nombreux étudiants
africains étudiant en Afrique du Sud doivent passer par des
procédures bureaucratiques difficiles et longues pour obtenir
des visas d’étudiants et des permis d’études. De plus, ils font
face à un public de plus en plus hostile et xénophobe sur les
campus et en dehors. Leur expérience ne sera pas l’objet de bons
souvenirs de leurs années études en Afrique du Sud. Cette
contribution milite pour une plus grande liberté de mouvement
pour les étudiants étrangers comme moyen de promotion social et
de plus grande coopération panafricaine.
Les collaborations université-industrie en Afrique
Mambo Tabu Masinda
Résumé
Cet
article traite des collaborations université-industrie comme
stratégie de modernisation industrielle en Afrique. En
présentant les avantages liés aux collaborations
université-industrie, l’objectif est de mettre en relief
l’amplitude de l’apprentissage collectif par le partage des
ressources et la circulation des connaissances. Je ne prétends
pas fournir des solutions miracles à l’échec industriel en
Afrique mais susciter un débat sur des questions comme
celle-ci : quelles sont les limites et les forces des
universités africaines dans d’éventuelles collaborations avec
des entreprises nationales et multinationales? La discussion met
en relief les cultures du monde industriel et universitaire
avant de se pencher sur l’expérience des collaborations
université-industrie des pays aux différents niveaux de
développement dans les sciences et technologies en Afrique pour
ensuite suggérer des pistes d’actions adaptées aux réalités des
entreprises et des universités d’Afrique.
Abstract
This article
explores university–industry linkages as a strategy for
industrialization in Africa. It presents the advantages of
cooperation between university and industry to highlight the
importance of collective learning through the sharing of
knowledge and resources. The author primarily aims to elicit
debate on the strengths and limitations of African universities
in collaborating with national and multinational corporations.
The article first describes the cultures of both the university
and industry, analyses different experience of
university–industry collaboration in countries of varying levels
of science and technology development and lastly suggests action
framework adapted to the realities of industries and
universities in Africa.
Excellence, Relevance and the University: The “Missing
Middle” in Socio-Economic Engagement
Beth Perry & Tim May
Abstract
The international political economy for higher education is
marked by an increasing globalisation and regionalisation of
activities. In this context an emphasis on the roles of
universities as engines of economic growth and sub-national
economic and social development can be seen. However, the
de-contextualised nature of dominant neo-liberal global
pressures gives rise to particular sets of issues for
universities and a “missing middle” between contexts of
knowledge production and application. This article explores
these issues in comparative context, drawing on empirical work
undertaken on regional science policies in Europe and
considering the implications for African universities as they
seek to fulfil a diverse range of scientific and civic roles. It
is structured in three sections. First, it examines the global
pressures that are leading to a rethinking and rescaling of
science. Second, it analyses changing discourses around
excellence, relevance and context and in so doing identifies a
convergence in models of national science policy. Finally, it
examines the implications for the global university order,
including issues of stratification and diversification and a
resulting tension that emerges between the expectations of
higher education and their capacities to deliver. It is this
missing middle that needs consideration if expectations and
capacity are to be more realistically matched for greater
benefit.
Résumé
L’économie politique
de l’enseignement supérieur est marqué par une mondialisation et
une régionalisation croissantes des activités. Dans ce contexte,
un accent particulier est donné au rôle des universités comme
moteurs de croissance économique et de développement économique
et social national. Toutefois, la nature décontextualisée des
pressions néolibérales mondiales créent de nouvelles
préoccupations pour les universités et un lien manquant entre
les contextes de production et d’utilisation des savoirs. Cet
article explore ces questions dans un contexte comparatif,
tirant des travaux empiriques effectués sur les politiques
scientifiques régionales en Europe et considérant les
implications pour les universités africaines dans leur effort
pour jouer une gamme diverse de rôles scientifiques et civiques.
Il est structuré en trois sections. D’abord il examine les
pressions mondiales qui conduisent à un réexamen et à un
redimensionnement de la science. Ensuite, il analyse les
discours changeants autour de l’excellence, la pertinence et le
contexte pour identifier une convergence dans les modèles de
politiques scientifiques nationales. Finalement, il examine les
implications pour l’ordre universitaire mondial, y compris les
questions de stratification et de diversification et de la
tension entre les attentes de l’enseignement supérieur et de ses
capacités de satisfaction de ces attentes. C’est ce lien
manquant qui doit être étudié si les objectifs et la capacité
doivent être associés de manière plus réaliste pour plus
d’efficacité.