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Revue de l’enseignement supérieur en Afrique (RESA) / Journal of Higher Education in Africa (JHEA)

Volume 5, Numéro 1, 2007


Developing Contradictions: Diversity and the Future of the South African University
Piyushi Kotecha

Abstract

The manner in which the contemporary university is represented evokes an ‘either/or’ conceptualisation of the university as either staying loyal to the fundamentals of teaching, research and outreach, or a wholehearted participation in the neoliberalisation of higher education. This paper begins by questioning whether this dichotomy is as clear-cut as is suggested. It proceeds to examine the idea of a market-driven university as an Organisation for Economic Co-operation and Development (OECD) construct in an attempt to highlight the very different context and challenges faced by a developing country like South Africa. At the most obvious level, the objectives of the White Paper (1997) and the National Plan for Higher Education (2001) pointed to achieving both equity and efficiency simultaneously by increasing access to address apartheid’s legacy and increasing cost savings and streamlined functioning. This dual imperative placed on the South African university has the benefit of opening up the institution to a range of possibilities that are neither exclusively ivory tower nor entrepreneurial. The remainder of the paper intends to unpack what these roles, functions and identities could be for the future South African university.

Résumé

La façon dont l’université contemporaine est représentée évoque une «double» conceptualisation de celle-ci, soit en tant qu’entité restant fidèle aux  principes de base de l’enseignement, de la recherche et de l’animation soit en tant qu’entité participant pleinement à la néo-libéralisation de l’enseignement supérieur. Dans cette étude, on commence par s’interroger pour savoir si cette dichotomie est aussi nette qu’elle est suggérée. On examine ensuite l’idée d’une université tournée vers le marché comme une pratique de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) dans une tentative visant à mettre en relief le contexte très différent et les défis auxquels est confronté un pays en développement comme l’Afrique du Sud. Les objectifs du Livre Blanc (1997) et du Plan National sur l’Enseignement Supérieur (2001) visaient à atteindre à la fois l’équité et l’efficience par l’accroissement de l’accès afin de faire face à l’héritage de l’apartheid, par l’augmentation des économies et par la rationalisation du fonctionnement. Ce double impératif auquel est soumise l’université Sud Africaine a l’avantage d’ouvrir l’institution à un éventail de possibilités qui ne sont ni exclusivement une tour d’ivoire ni entrepreneuriales. Le reste de l’étude montre ce que pourraient être ces rôles, fonctions et identités pour la future université Sud Africaine.


Higher Education in South Africa: Market Mill or Public Good?
Salim Vally

Abstract

This paper argues that current trends in higher education entail a disincentive for universities to enrol students from poor backgrounds and the continuing reproduction of a highly elitist system. The perception of success in the marketplace, shrinking allocations to education, and a discourse of efficiency and competitiveness have sidelined previous commitments to access, equity and genuine transformation. These developments follow a global market utopia which sees higher education as a commodity, emphasising a new managerialism spurred on by ‘by market-driven notions of competition, privatisation and consumption that adopt corporate models of management in order to reduce costs and maximise profits’ (Baatjes 2005:29). I draw our attention to the urgency of tasks necessary to prevent the further corporatisation of higher education institutions. Unfulfilled promises by the state and the enormity of tasks ahead can result in a temptation to despair on the part of those who perceive of a different higher education system. The inroads of neo-liberalism, of markets and individualism over social justice, community and solidarity, create new moral imperatives. It is ‘part of a more general re-working of education as a sphere of ethical practice – a commodification of education and values which allows us to systematically neglect the outcomes of policy and practices – a demoralisation of society’ (Ball 2003:25). In this situation, education degenerates into a lucrative market opportunity for capital. However, drawing on my keynote address to the 12th World Congress on Comparative Education in Havana, Cuba, I argue for the cultivation of hope in conjunction with the conviction that there is space for social action. I conclude by arguing that this is essential, since education for the commonweal is too important to be left in the hands of business, and the whims and vicissitudes of the market place.

Résumé

Cette étude soutient que les tendances actuelles de l’enseignement supérieur n’incitent pas les universités à inscrire les étudiants issus des milieux  pauvres et entraînent la reproduction continuelle d’un système très élitiste. La perception de la réussite sur le marché, l’amenuisement des fonds alloués à l’enseignement et le discours sur l’efficience et la compétitivité ont mis sur la touche les engagements antérieurs pris en faveur de l’accès, de l’équité et d’une véritable transformation. Ces évolutions suivent une utopie du marché mondial qui considère l’enseignement supérieur comme une marchandise, en insistant sur un nouveau modèle de gestion encouragé par «les notions de concurrence, de privatisation et de consommation imposées par le marché qui adoptent les modèles de gestion des entreprises afin de réduire les coûts et de maximiser les profits» (Baatjes 2005:29). L’attention est attirée sur l’urgence des tâches nécessaires pour empêcher une transformation plus poussée des établissements d’enseignement supérieur en entreprises. Les promesses non tenues de la part de l’État et l’importance des tâches en perspective peuvent se traduire par une tentation au désespoir de la part de ceux qui conçoivent un système d’enseignement supérieur différent. L’empiètement du néo-libéralisme, des marchés et de l’individualisme sur la justice sociale, la communauté et la solidarité engendre de nouveaux impératifs sur le plan moral. Cela rentre dans le «cadre d’une reconsidération plus générale de l’enseignement en tant que domaine de pratique éthique – une marchandisation de l’enseignement et des valeurs, ce qui nous permet de négliger systématiquement les résultats de la politique et des pratiques – une démoralisation de la société» (Ball 2003:25). Dans cette situation, l’enseignement se transforme en une possibilité lucrative pour le capital offerte par le marché. Toutefois, s’inspirant de son discours-programme prononcé lors du 12ème Congrès mondial sur l’Enseignement comparé à la Havane, à Cuba, l’auteur plaide en faveur de la culture de l’espoir conjointement avec la conviction selon laquelle il y a de la place pour l’action sociale. Il conclut en affirmant que ceci est fondamental, puisque l’éducation pour le bien de tous est trop importante pour être laissée entre les mains des entreprises, et soumise aux caprices et aux vicissitudes du marché.


The Role of African Universities in the Intellectualisation of African Languages
Neville Alexander

Abstract

Neo-colonial language policies deriving from decolonisation have entrenched not merely the dominance but, fatefully, the hegemony of the languages of the European colonial powers, especially that of English, which is also driven by contemporary globalisation processes. The intellectual and political leadership of the continent has succumbed, with very few exceptions, to the forces that prevail in the linguistic markets and is reaping what Bourdieu (1984) refers to as ‘the profits of distinction’. African poverty and economic inequality are to be eradicated, or even reduced, during the twenty-first century. One of the central but least discussed issues that have to be addressed is the language question which is linked to the imperatives of the democratisation of modern African states, of increasing efficiency and labour productivity for economic development, and of promoting individual and social equilibrium, including the enhancement of self-confidence and creativity.  A general policy of promoting language equity in multilingual African societies and of developing (‘modernising’ or elaborating) African languages in the context of overall national development policies will have to be followed systematically over a period of at least two generations. In this paper, the author considers the historical and social dynamics of African languages in high status functions and proposes a series of steps that will facilitate the realisation for the updated and revised Language Plan of Action for Africa, formulated and adopted by the OAU almost twenty years ago. The essay gives pride of place in this process to the African Academy of Languages (ACALAN), which is fast becoming the major point of reference in the domain of language policies for the continent.

Résumé

Les politiques linguistiques néocoloniales découlant de la décolonisation ont enraciné non seulement la prédominance, mais, de façon fatidique, l’hégémonie des langues des puissances coloniales européennes, notamment celle de l’anglais, qui est également poussé par les processus contemporains de mondialisation. Le leadership intellectuel et politique du continent a succombé, à quelques exceptions près, aux forces qui dominent les marchés linguistiques  et est en train de récolter ce que Bourdieu (1984) appelle « les avantages de la distinction ». La pauvreté et l’inégalité économique en Afrique doivent être éradiquées, ou réduites, au cours du 21e siècle. Un des problèmes fondamentaux mais les moins discutés devant être abordé est la question linguistique. Celle-ci est liée aux impératifs de démocratisation des États africains modernes, à l’accroissement de l’efficience et de la productivité du travail pour le développement économique, ainsi qu’à la promotion de l’équilibre individuel et social, y compris le renforcement de la confiance en soi et de la créativité. Une politique générale de promotion de l’équité linguistique dans les sociétés africaines multilingues et de développement (modernisation ou perfectionnement) des langues africaines dans le contexte des politiques de développement nationales d’ensemble devra être suivie de manière systématique sur une période de deux générations au moins. Dans cette étude, l’auteur considère la dynamique historique et sociale des langues africaines dans des fonctions à statut élevé et propose une série de mesures qui faciliteront la réalisation du Plan d’Action Linguistique pour l’Afrique revu et corrigé, qui a été formulé et adopté il y a de cela presque vingt ans par l’OUA. L’étude réserve la place d’honneur, dans ce processus, à l’Académie Africaine des Langues (ACALAN), qui est en train de devenir rapidement la référence principale en matière de politiques linguistiques pour le continent.


Apartheid’s University: Notes on the Renewal of the Enlightenment
Premesh Lalu

Abstract

This paper sets to work on strategies for forging new and critical humanities at the institutional site of the university that appears to be trapped in the legacies of apartheid. The paper suggests that the university’s responses to apartheid might hold the key for the realignment of its critical commitments in the post-apartheid present. Rather than merely invoking the Enlightenment traditions of the modern university as sufficient grounds for proclaiming a post-apartheid reorientation, I track the career of notions of academic freedom and university autonomy in the outlines of complicity. I show how the concepts of academic freedom and autonomy obscured a prior contract with the state and how that complicity extended a process of subjection. By deploying the postcolonial strategy of ab-using the Enlightenment, the paper outlines the failure of opposing apartheid in the name of academic freedom and autonomy.

That failure, I argue, resulted in an inability to investigate the relationship between the university and the state and blinded the university to its role in the creation of racial subjects. Rather than merely casting the university in terms of the foundational concepts of academic freedom and university autonomy, I suggest that it might be more productive to consider the epistemological and political potential of a renewed reference to the Enlightenment. Apartheid’s University, cast as continuity of the Enlightenment legacy, might allow us to rewrite its abject script in the direction of resisting the forms of subjection supported by that process of normalisation.

Résumé

Cette étude se propose d’élaborer des stratégies afin de forger d’importantes nouvelles humanités au plan institutionnel de l’université qui semble être prise au piège de l’héritage de l’apartheid. L’étude pense que les réponses de l’université à l’apartheid pourraient détenir la clé du réalignement de ses engagements importants dans la période post-apartheid. Plutôt que d’invoquer tout simplement les traditions de lumières (Enlightenment) de l’université moderne comme des raisons suffisantes pour proclamer une réorientation post-apartheid, l’auteur analyse l’évolution des notions de libertés académiques et d’autonomie de l’université en soulignant la complicité. Il montre comment les concepts de libertés académiques et d’autonomie de l’université ont embrouillé un contrat antérieur passé avec l’État et comment cette complicité a prolongé un processus de soumission. En déployant la stratégie post-coloniale d’attaque des lumières, l’étude souligne l’échec que connaît l’opposition à l’apartheid au nom des libertés académiques et de l’autonomie de l’université.


Vying for Legitimacy: Academic vs. Corporate Culture
Grazia Sumeli Weinberg

Abstract

Following the general trend already existing in the Western world, state universities in South Africa, in seeking other sources of income and in meeting policy demands for transformation, have embraced the corporate model as the most efficient system of organising education today, thus opening the door to activities and processes such as commercialisation, applied and contract research, and the development of stronger links with external stakeholders. This paper questions the legitimacy of the commodification of intellectual enquiry. Do financial or ideological considerations justify the adoption of a corporate system in education? Can cost efficiency, which is global in nature and which is accelerating social change, legitimise corporate practices in the university in South Africa without affecting a) its character as a public institution, and b) the role of each individual member? The author argues that claims for legitimacy of the present form of rationalisation of the university serve to institutionalise corporate power in educational institutions, making it appear valid and acceptable. Complex though the term may be, however, the generic meaning of ‘legitimacy’ refers to ‘rights’: the right to claim, the right to question whether correct procedures have been followed, and, ultimately, the right to assess whether a policy or a system serves the good of all concerned. In this sense, in determining the notion of the ‘right thing to do’, any discourse on legitimacy, by taking into account a wide diversity of viewpoints, will deal primarily with values and the recognition of human aspirations.

Résumé

Suivant la tendance générale déjà en vigueur dans le monde occidental, les universités publiques d’Afrique du Sud, en recherchant d’autres sources de revenus et en faisant face aux exigences de la politique d’orientation pour la transformation, ont adopté le modèle de gestion de l’entreprise comme étant le système d’organisation de l’enseignement le plus efficient aujourd’hui. Elles ouvrent ainsi la porte aux activités et aux processus tels que la commercialisation, la recherche appliquée et la recherche de contrats ainsi que le développement de liens plus solides avec les parties prenantes extérieures. Cette étude s’interroge sur la légitimité de la marchandisation de la recherche intellectuelle. Les considérations d’ordre financier et idéologique justifient-elles l’adoption d’un système de gestion de l’entreprise dans l’enseignement ? La rentabilité, qui est un phénomène mondial par nature, et qui est en train d’accélérer la mutation sociale, peut-elle légitimer au sein de l’université en Afrique du Sud les pratiques propres à l’entreprise sans affecter son caractère d’établissement public, et le rôle de chaque membre ? L’auteur soutient que les revendications en faveur de la légitimité de la forme actuelle de la rationalisation de l’université servent à institutionnaliser le pouvoir de l’entreprise dans les établissements d’enseignement en le faisant apparaître comme valable et acceptable. Bien que le terme puisse être complexe, le sens générique de « légitimité » se réfère toutefois aux « droits » : le droit de revendiquer, le droit de s’interroger pour savoir si les procédures correctes ont été suivies, et enfin, le droit d’évaluer pour savoir si  une politique ou un système sert l’intérêt de toutes les personnes concernées. Ainsi, en définissant la notion « d’agir dans le bon sens », n’importe quel discours sur la légitimité, en tenant compte d’une grande diversité d’opinions, traitera d’abord des valeurs et de la reconnaissance des aspirations humaines.


Excess Beyond Excellence: The University Beyond the Balance Sheet
Ulrike Kistner

Abstract

This paper argues that there is an excess beyond the talk of excellence, that the University in its present drive for commodification and corporatisation cannot comprehend. In outlining the conditions and effects of this excess, I will look at the non-symmetrical relation that plays itself out in teaching and learning as one of the sites of ethical practices. The notions adduced to analyse this core relation are those of charisma, transference and sublimation. I will outline the forms of exchange at work in the sites of this relation and analyse their differentiations and transformations. In as much as the teaching–learning relation encapsulates what is demanded psychologically and politically of a modern subject in a democratic order, jeopardising it in the name of efficiency, cost-cutting and an instrumentalised relationship to labour and commodity markets, means striking not only at the core of university education, but at the psychic and political foundations of a democratic order itself.

Résumé

Cette étude soutient qu’il existe un certain excès au-delà de la question de l’excellence que l’université, dans sa campagne actuelle en faveur de sa marchandisation et de sa  transformation en entreprise, ne peut comprendre. En soulignant les conditions et les conséquences de cet excès, l’auteur examinera la relation asymétrique qui existe dans l’enseignement et l’apprentissage comme un des lieux des pratiques éthiques. Les notions invoquées pour analyser cette relation fondamentale sont le charisme, le transfert et la sublimation. Il montrera les formes d’échange en présence dans cette relation et analysera les différenciations entre elles et les transformations subies. Dans la mesure où la relation enseignement–apprentissage renferme ce que l’on exige psychologiquement et politiquement d’un sujet moderne dans un ordre démocratique, la compromettre au nom de l’efficience, de la réduction des coûts et d’une relation instrumentalisée par rapport aux marchés du travail et à la bourse des marchandises, signifie porter atteinte non seulement au cœur de l’enseignement universitaire mais également aux fondements psychiques et politiques d’un ordre démocratique lui-même.


‘It’s Literacy, Stupid!’: Declining the Humanities in National Research Foundation (NRF) Research Policy
John Higgins*

Abstract

This article examines the role and place of the skills of advanced cultural literacy in NRF policy and argues that there is no role or place for them in current policy formulations. Through a brief analysis of the work of Goody and Gellner, the paper argues that this gap in policy ignores the necessary and crucial force that the skills of advanced literacy are widely acknowledged to have in the function and constitution of modern states and their economies. Ignoring this, the NRF jeopardises its mission to support social development and economic growth in South Africa. The paper further argues that the current structure of selective support for research in the humanities is likely to have the perhaps unintended consequence of their destruction in global competitive terms due to the penalisation of core disciplinary research activity and the consequent erosion of disciplinary reproduction. All in all, current NRF policy towards the humanities appears as a declining of the humanities, in all senses of the term. To which this paper responds, troping Bill Clinton’s favoured slogan, ‘It’s literacy, stupid!’

Résumé

Dans cet article, on examine le rôle et la place des compétences en connaissances culturelles poussées dans la politique de la NRF et on soutient qu’il n’existe ni rôle ni place pour elles dans les politiques actuelles formulées. Par le biais d’une brève analyse des travaux de Goody et Gellner, cette étude soutient que ce vide en matière d’orientation ignore la force nécessaire et fondamentale que l’on reconnaît largement aux compétences en connaissances poussées dans la fonction et la constitution des États modernes et de leur économie. En ignorant cela, la NRF compromet sa mission d’appui au développement social et à la croissance économique en Afrique du Sud. L’étude soutient par ailleurs que la structure actuelle de l’appui sélectif à la recherche dans le domaine des humanités est susceptible d’avoir pour conséquence peut-être involontaire leur destruction sur le plan de la concurrence mondiale en raison de la pénalisation de l’activité de recherche fondamentale et de l’érosion de la reproduction qui en résulte. Tout compte fait, la politique actuelle de la NRF à l’égard des humanités apparaît comme un affaiblissement, dans toute l’acception du terme. Une situation à laquelle l’étude répond en utilisant le slogan préféré de Bill Clinton, «C’est de l’instruction, idiot».


Research, Research Productivity and the State in South Africa
Adam Habib & Seán Morrow

Abstract

Taking the plan of action adopted at the June 2005 Department of Science and Technology conference on ‘Human Resources for Knowledge Production in South Africa’ as its starting-point, the authors of this article discuss four separate but related barriers to research productivity in South Africa: inadequate academic remuneration and onerous working conditions; the tension that seems to have emerged between advancing equity and realising academic excellence; obstacles that undermine institutional collaboration within the higher education and science council sectors, and the poor quality of senior managers in the knowledge system. In each case, the authors indicate the difficulties that lie in the way of reform and suggest how nevertheless the challenges can be met in contemporary South African conditions. They conclude that social wellbeing in general as well as the health of the research system depends on facing up to and solving these difficult and sometimes controversial issues.

Résumé

En prenant comme point de départ le plan d’action adopté lors de la conférence sur les «Ressources humaines pour la production des connaissances en Afrique du Sud» organisée en juin 2005 par le Département de Sciences et Technologie, les auteurs de cet article examinent quatre barrières, distinctes mais liées, à la productivité de la recherche en Afrique du Sud : l’insuffisance de la rémunération des universitaires et les conditions de travail difficiles ; la tension qui semble être apparue entre la promotion de l’équité et la réalisation de l’excellence sur le plan universitaire ; les obstacles qui compromettent la collaboration institutionnelle dans les secteurs de l’enseignement supérieur et du conseil scientifique, et la faiblesse de la qualité des cadres supérieurs dans le système des connaissances. Dans chaque cas, les auteurs indiquent les difficultés qui existent sur la voie de la réforme et suggèrent la façon dont néanmoins les défis peuvent être relevés dans la situation de l’Afrique du Sud contemporaine. En conclusion, ils soutiennent que le bien-être social en général ainsi que la santé du système de recherche sont tributaires de la capacité à affronter et à résoudre ces problèmes difficiles et quelquefois controversés.


Re-envisioning the Academic Profession in the Shadow of Corporate Managerialism
Peter Stewart 

Abstract

This article argues that global and South African changes to universities have resulted in change being led by corporate managerialism. This has created new roles and new difficulties for academics, who display signs of stress and low morale. The article examines the case of UNISA, together with international and South African evidence on academics. The changing class status of academics is also examined. The negative yet pervasive psychical consequences of intrusive bureaucracy are discussed. The concept of ‘knowledge production’ is then subjected to a critique to outline a core academic role involving, firstly, using disciplinary rigour to open up debates and facilitate openness to the density of the real world, and secondly, working through transferential dependences in teaching and research. It concludes by recommending the formation of a ‘critical collegial movement’ which will explore what new academic role is appropriate to the new situation, and which will take action to empower academics through increased collegiality.

Résumé

Dans cet article, on soutient que les mutations opérées dans les universités dans le monde et en Afrique du Sud se sont traduites par un changement dû à l’application des modèles de gestion des entreprises. Ceci a engendré de nouveaux rôles et de nouvelles difficultés pour les universitaires qui montrent des signes de stress et de démoralisation. L’article examine le cas de l’UNISA et les témoignages sur les universitaires faits au niveau international et en Afrique du Sud. Le changement de condition sociale des universitaires est également étudié. Les conséquences psychiques négatives, et pourtant omniprésentes, de la bureaucratie qui s’impose sont examinées. Ensuite, on passe à l’analyse critique du concept de « production de connaissances » pour souligner un rôle académique fondamental impliquant, premièrement, l’utilisation de la rigueur dans le domaine des disciplines pour ouvrir les débats et favoriser l’ouverture au monde, et deuxièmement, le travail par le biais des dépendances dans l’enseignement et l’apprentissage. En conclusion, l’article recommande la formation d’un « mouvement collégial important » qui étudiera le type de nouveau rôle académique approprié à la nouvelle situation, et qui agira afin de responsabiliser les universitaires par le biais d’une collégialité accrue.  

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