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Revue de l’enseignement supérieur en Afrique (RESA) / Journal of Higher Education in Africa (JHEA)

Volume 5, Numéro 1, 2007


Special Issue

Private Surge amid Public Dominance: Dynamics in the Private Provision of Higher Education in Africa

Guest Editors:  Mahlubi Mabizela, Daniel Levy, and Wycliffe Otieno


Introduction
Mahlubi Mabizela

Abstract

The growth of private provision of higher education in recent years is a phenomenon experienced the world over, but especially in Africa, Central and Eastern Europe, Asia and Latin America. Some of these regions had very little or no private higher education before the 1990s. As elsewhere in the world, the private provision of higher education in Africa is largely not new but has had antecedents. Hence, it is appropriate for some countries to refer to the latest wave as resurgence rather than as a surge of the sector. Indeed, the private higher education surge happens in the context where the public sector is dominant and state policies do not cater for the private sector. This partly leads to private institutions having to deal with issues of legitimacy. Despite this, their prominence has rekindled debates on what is higher education, higher education as a public/private good, and quality, among other issues. This introductory article deals with these issues as a way of providing a background to all the other themes dealt with individually by other papers in this volume. It outlines the purposes and objectives of this special issue and gives a detailed summary of each article contained herein.

Résumé

La croissance de la privatisation de l’enseignement supérieur au cours des dernières années est un phénomène connu dans le monde entier, surtout en Afrique, en Europe centrale et orientale, en Asie et en Amérique latine. Certaines de ces régions avaient très peu ou pas de structures privées d’enseignement supérieur avant les années 1990. Comme ailleurs dans le monde, la privatisation de l’enseignement supérieur en Afrique n’est pas totalement quelque chose de nouveau, mais a eu des antécédents. Donc, il est normal, pour certains pays, de se référer à la dernière vague comme un nouvel essor plutôt que comme un essor du secteur. En effet, l’essor de l’enseignement supérieur privé survient dans le contexte où le secteur public occupe une position dominante et où la politique des états ne répond pas aux besoins du secteur privé. Ce qui fait que les institutions privées sont confrontées à des questions de légitimité. Malgré cela, leur importance a ravivé les débats sur ce qu’est l’enseignement supérieur, la qualité de l’enseignement supérieur dans le secteur public/privé, entre autres. Cet article liminaire aborde ces questions de façon à donner un aperçu sur tous les autres thèmes traités individuellement par d’autres articles de cet ouvrage. Il énonce les buts et objectifs de ce numéro spécial, et donne un résumé détaillé de chacun des articles qui s’y trouvent.


Private Surge Amid Public Dominance in Higher Education: The African Perspective
Mahlubi Mabizela

Abstract

This article lays a foundation for the debates that follow in the rest of the volume. It particularly focuses on the broad pertinent issues such as the historical development of private higher education in Africa. While we may largely talk about ‘private surge’, it argues that this may be a case of ‘resurgence’ as antecedents of private higher education existed at the same time as the establishment of public sector institutions or even before in some instances. The article also explores issues of the definition of private higher education as a way of preparing the reader to understand what the rest of the articles in the volume refer to when discussing the subject. It then discusses underlying factors in the establishment and growth of private higher education, pointing to issues that seem to be unique to the continent and other developing countries. It then concludes by arguing that private higher education has a future in the continent, especially because it is required by the systems of higher education and the challenges and lessons this poses for governments. The article draws extensively from the rest of the articles in the volume, partly as a way of introducing their debates but also as an illustration of the richness of knowledge they contain, and it also draws from other international literature.

Résumé

Cet article pose les bases des débats qui suivront dans le reste de l’ouvrage. Il est axé sur les grandes questions pertinentes telles que l’évolution historique de l’enseignement supérieur privé en Afrique. Même si nous pouvons parler largement « d’essor du privé », il souligne que cela pourrait être un cas de « nouvel essor » du moment que des antécédents de l’enseignement supérieur privé existaient au moment de la mise en place des institutions du secteur public, ou même avant dans certains cas. L’article explore également les questions de la définition de l’enseignement supérieur privé de façon à préparer le lecteur à comprendre ce à quoi le reste des articles de l’ouvrage font allusion en examinant cette question. Il examine alors les facteurs sous-jacents de la création et la croissance de l’enseignement supérieur privé, soulignant des questions qui semblent être uniques pour le continent et pour d’autres pays en développement. Il conclut ainsi en affirmant que l’enseignement supérieur privé a un avenir dans le continent, en particulier parce que cela est nécessaire pour les systèmes d’enseignement supérieur, et à cause des défis qu’il présente pour les gouvernements et des enseignements qui peuvent s’en tirer. Cet article s’inspire largement du reste des articles de l’ouvrage, il est en partie un moyen de présentation de leurs thèmes de discussion, mais aussi une illustration de la richesse des connaissances qu’ils contiennent. Il s’inspire aussi d’autres formes de littérature internationale.


Analysis of the Emergence and Development of Private Universities in Nigeria (1999–2006)
Isaac N. Obasi

Abstract

One of the devastating consequences of the prolonged period of military dictatorship in Nigeria is the non-development of a private higher education system. However, with the emergence of democratic rule in 1999 and the liberalization of higher education, there has been a surge in the provision of private higher education. From a modest number of three pioneer private universities in 1999, there were 23 licensed private universities as at June 2005. This article provides an assessment of the development of these universities using the older ones as the basis of empirical analysis. Also, based on the available evidence, the article concludes that private universities are currently setting the pace, and serving as a source of positive challenge to the public universities, thereby providing the much-needed healthy competitive environment for the future growth and diversification of the entire higher education system in Nigeria.

Résumé

Une des conséquences dévastatrices de la longue période de dictature militaire au Nigeria est la non mise en place d’un système d’enseignement supérieur privé. Cependant, avec l’émergence d’un régime démocratique en 1999 et la libéralisation de l’enseignement supérieur, il y a eu un essor dans l’offre d’enseignement supérieur privé. À partir d’un nombre modeste de trois universités pionnières en 1999, il y a eu 23 universités privées agréées en juin 2005. Cet article donne une évaluation de l’évolution de ces universités en utilisant les plus anciennes comme base d’une analyse empirique. Aussi, sur la base des preuves disponibles, l’article conclut que les universités privées sont en train de donner le ton et de servir comme une source de défi positif pour les universités publiques, offrant ainsi un environnement compétitif sain qui est nécessaire pour la croissance future et la diversification de tout le système d’enseignement supérieur au Nigeria.


Private Provision, National Regulatory Systems and Quality Assurance: A Case Study of Transnational Providers in South Africa
Prem Naidoo, Mala Singh and Lis Lange

Abstract

This paper looks into the emergence of transnational provision in South Africa in the context of the expansion of private higher education since the mid-1990s, and of the development of a national policy and regulatory framework that defines the role of higher education in the construction of a democratic society. The article analyses the characteristics of private and transnational provision of higher education and their impact in South Africa. It concludes with a reflection on the issues which developing countries may (need to) consider when constructing regulatory frameworks for transnational provision.

Résumé

Ce document examine l’émergence de l’offre d’enseignement à l’échelle transnationale en Afrique du Sud dans le contexte de l’expansion de l’enseignement supérieur privé depuis le milieu des années 1990, et de l’élaboration d’une politique nationale et d’un cadre réglementaire qui définit le rôle de l’enseignement supérieur dans la construction d’une société démocratique. L’article analyse les caractéristiques de la privatisation de l’enseignement supérieur à l’échelle transnationale et leur impact en Afrique du Sud. Il conclut par une réflexion sur les questions que les pays en développement peuvent (doivent) examiner en élaborant des cadres réglementaires pour l’offre d’enseignement à l’échelle transnationale.


The Debate on Quality and the Private Surge: A Status Review of Private Universities and Colleges in Tanzania
Johnson M Ishengoma

Abstract

While enrolments in private universities is still low in Tanzania, their number, however, is surging at an alarming rate raising critical questions about their academic quality in terms of their course offerings and the qualifications of the academic staff involved in teaching these programmes. Despite this surge in the sheer number of Tanzania private universities, public universities remain dominant in terms of enrolment. This paper (i) documents the hitherto-lacking critical information about private universities and university colleges in Tanzania, (ii) discusses the implications of the surge and (iii) discusses the related issues of academic quality.

Résumé

Alors que les inscriptions dans les universités privées sont encore faibles en Tanzanie, leur nombre augmente toutefois à un rythme considérable soulevant ainsi des questions cruciales au sujet de leur qualité académique du point de vue de leurs programmes d’études et des qualifications du personnel universitaire impliqué dans l’enseignement de ces programmes. Malgré cette augmentation du nombre d’universités privées en Tanzanie, les universités publiques restent dominantes du point de vue de l’inscription. Ce document (i) décrit les informations jusqu’ici manquantes sur les universités et collèges privés en Tanzanie, (ii) examine les implications de leur essor et (iii) traite des questions liées à la qualité de l’enseignement universitaire.


The Growth of Private Universities in Kenya: Implications for Gender Equity in Higher Education
Jane Onsongo

Abstract

The establishment of private universities in Kenya and Africa is relatively new. At independence (1960s) there were about seven universities on the continent.  However, by 2005 there were 85 private and 316 public universities in Africa (Kihara 2005). Kenya is leading in this expansion of private higher education in East Africa with 16 in 2006 compared to three in 1980. This article examines the implications of the growth of private universities on gender equity in higher education in Kenya. The article is based on two studies conducted in Kenya in 2002 and 2004 on the participation of women in university management. These two studies and a survey of literature on student enrolment in private and public universities reveal that private universities are providing increased opportunities for women to access higher education both as students and staff. Increased opportunities are provided through flexible admission and recruitment criteria, a conducive working environment and the appointment of more women into senior management positions.

Résumé 

La création d’universités privées au Kenya et en Afrique est relativement quelque chose de nouveau. Au moment de l’indépendance (1960), il y’avait environ sept universités sur le continent. Cependant, en 2005 il y’avait 85 universités privées et 316 universités publiques en Afrique (Kihara 2005). Le Kenya est à la tête de cette expansion de l’enseignement supérieur privé en Afrique de l’Est avec 16 universités privées en 2006 contre trois en 1980. Cet article examine les implications de la croissance des universités privées sur l’équité des genres dans l’enseignement supérieur au Kenya. L’article est fondé sur deux études menées au Kenya en 2002 et 2004 sur la participation des femmes dans la gestion des universités. Ces deux études ainsi qu’une enquête littéraire sur le nombre d’étudiants inscrits dans les universités privées et publiques montrent que les universités privées offrent aux femmes de plus en plus de possibilités d’accès à l’enseignement supérieur, en tant qu’étudiantes et membres du personnel. Ces possibilités sont offertes à travers des critères flexibles d’admission et de recrutement, un environnement de travail propice et la nomination de plus de femmes à des postes de direction.


Credentials and Mobility: An Analysis of the Profile of Students Studying at Registered Private Higher Education Institutions in South Africa
Glenda Kruss

Abstract

Analysing the private higher education sector in relation to the public sector is not helpful, nor is aggregating student data to explain trends in private provision across a national system. This claim is illustrated by analysing the student target group identified by institutions, the profile of students enrolled and the perceptions of students of their motivation for studying at private institutions in South Africa. In South Africa, there are two distinct private sub-sectors, which target and attract a specific student base. Providers that claim to meet a demand for ‘mobility’ cater primarily for an historically privileged and newly privileged constituency, while those that claim to meet a demand for specialised ‘credentials’ cater primarily for non-traditional students. A superficial reading of race and gender, of historical advantage and disadvantage, can obfuscate more than it illuminates, because age, socio-economic status, education background and citizenship interact in complex ways. Understanding the patterns of enrolment in distinct forms of provision provides a useful way of understanding what private providers promise to offer, and why students are attracted to them.

Résumé

Analyser l’enseignement supérieur privé par rapport au secteur public n’est pas très utile, pas plus que le fait de regrouper les données des étudiants pour expliquer les tendances de la privatisation dans un système national. Cette affirmation s’illustre en analysant le groupe cible d’étudiants identifiés par les institutions, le profil des inscrits et la perception de leur motivation à étudier dans des établissements privés en Afrique du Sud. En Afrique du Sud, il y’a deux sous secteurs privés distincts, qui ciblent et attirent un type d’étudiant spécifique. Les établissements qui prétendent satisfaire une demande de «mobilité» répondent essentiellement aux besoins d’une composante historiquement et nouvellement privilégiée, alors que celles qui prétendent satisfaire une demande de «qualifications» spécialisées répondant principalement aux besoins d’étudiants non traditionnels. Une lecture superficielle des questions de race et de genre, de l’avantage et du désavantage historiques, peut assombrir plus qu’elle n’éclaire, parce que l’âge, le statut socio-économique, le niveau d’éducation et la nationalité interagissent de façon complexe. Le fait de comprendre les modes d’inscription aux différents types d’institutions permet de mieux connaître ce que les institutions privées promettent d’offrir, et pourquoi les étudiants sont attirés par celles-ci.


Grand Endeavours and Economic Realities: Managing System-wide Structural Changes to Ugandan Higher Education in the Face of Private Expansion
Carlo Salerno and Jasmin Beverwijk

Abstract

Uganda’s higher education system has undergone a number of dramatic changes in recent years as part of a three-pronged effort to accommodate rapidly-expanding enrolments, improve the system’s economic efficiency and provide education opportunities that are better matched to the nation’s labour market needs. This paper examines these key developments in light of the country’s rapidly-expanding private higher education market. The economic rationale for government regulation of private providers is discussed along with a cost/benefit analysis of three key private higher education related issues that we believe will need to be addressed in the coming years. At the end, we consider how applicable the Ugandan case is to the broader debate and policies associated with private expansion in other developing systems.

Résumé

Le système de l’enseignement supérieur en Ouganda a connu un certain nombre de changements spectaculaires au cours des dernières années dans le cadre d’un triple effort pour accueillir des effectifs en pleine expansion, améliorer l’efficience économique du système et d’offrir des possibilités d’éducation qui sont mieux adaptés aux besoins du marché du travail de la nation. Ce document examine les principaux développements à la lumière de l’enseignement supérieur privé qui est en pleine expansion dans ce pays. La raison économique de la réglementation des établissements privés par le gouvernement est examinée avec une analyse (coûts/avantages) des trois principales questions liées à l’enseignement privé qui à notre avis devront être abordées dans les prochaines années. En fin, nous examinons comment le cas de l’Ouganda est applicable au plus large débat, et nous examinons aussi les politiques qui découlent de l’expansion du privé dans d’autres systèmes en développement.


Private Provision and Its Changing Interface with Public Higher Education: The Case of Kenya
Wycliffe Otieno

Abstract

Like the rest of the continent, Kenya has a relatively long history of public provision of higher education. Policy reforms in the 1980s resulted in the legitimate recognition of the private sector. Emerging competition has forced both sectors to adopt specific coping strategies, and foster different types of provision such as: traditional setting up of private institutions; privatization of public sector institutions; franchising and other forms of partnerships; and internationalisation. Private universities are also venturing into alternative modes of delivery like evening programmes. On the legal front, intense regulation of the private sector is leading to evident seriousness, but at the same time is giving the public sector an undue advantage over the private, as it remains largely unchecked.

Résumé

Comme le reste du continent, le Kenya a une histoire relativement longue en matière d’offre publique d’enseignement supérieur. Cependant ; les réformes politiques dans les années 1980 ont abouti à la reconnaissance légitime du secteur privé. La concurrence émergente a ainsi contraint les deux secteurs d’adopter des stratégies d’adaptation, et de favoriser différents types d’offres, tels que la mise en place traditionnelle d’établissements privés, la privatisation des établissements du secteur public; le franchisage et d’autres formes de partenariats, ainsi que l’internationalisation. Les universités privées se lancent aussi dans d’autres modes d’enseignement tels que les programmes dispensés le soir. Sur le plan juridique, la réglementation intense du secteur privé lui donne une importance manifeste, mais en même temps cela donne au secteur public un avantage excessif sur le privé car il reste largement incontrôlé.


 A Recent Echo: African Private Higher Education in an International Perspective
Daniel Levy

Abstract

Africa is a very recent arrival to the world scene of rapidly growing private higher education but it strongly echoes historical and contemporary patterns elsewhere. This is evident in each major category of analysis that merits our attention. It is evident in causes of growth, forms of growth, types of institutions, finance, governance, status, and roles played. Of course, such a broad generalization must not obscure significant differences and variation. Regions have their own salient characteristics and Africa is no exception. However, one does not adequately understand African private higher education without seeing it in a global context. In turn, the understanding of global context is enriched by incorporating Africa in the analysis.

Résumé

L’Afrique est tout récemment entrée sur la scène mondiale de l’enseignement supérieur privé qui connaît une croissance rapide, mais elle reprend considérablement des modèles historiques et contemporaines d’ailleurs. Cela est manifeste dans chaque grande catégorie d’analyse qui mérite notre attention. Cela est évident pour des raisons de croissance, de formes de croissance, de types d’institutions, de finance, de gouvernance, de statut et de rôles joués. Bien entendu, une telle large généralisation ne doit pas masquer les différences et les variations qui sont considérables. Les régions ont leurs propres caractéristiques et l’Afrique ne fait pas exception. Toutefois, on ne peut pas bien comprendre l’enseignement supérieur privé en Afrique sans le voir dans un contexte mondial. En retour, l’intégration de l’Afrique dans l’analyse permet aussi de mieux comprendre le contexte mondial. Qui connaît

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