L’enseignement supérieur est l’un des domaines
thématiques qui est au cœur de l’agenda intellectuel du CODESRIA.
Le Conseil essaie de promouvoir une réflexion critique sur les
défis de la régénération des institutions et des systèmes d’enseignement
supérieur après les crises prolongées auxquelles ils ont fait face et
dans le contexte des innombrables problèmes auxquels est confronté le
continent. Les débats intellectuels et politiques autour des processus
complexes de crises, de transition et de changement, aussi bien que les
luttes pour la survie, l’adaptation, l’innovation et la pertinence
vis-à-vis des tendances nationales et mondiales annoncées, sont souvent
définis en termes de qualité et de pertinence de l’enseignement
supérieur dispensé. En Afrique, la question est fréquemment posée de
savoir si les systèmes et institutions d’enseignement supérieur, tels
qu’ils sont structurés, améliorent les capacités du continent et de ses
habitants à affronter les enjeux de la mondialisation, ou à transformer
la société pour le meilleur.
Le GMT
proposé a été conçu pour, en partie, initier des études sur
l’enseignement supérieur africain afin de mettre en exergue les
multiples manières dont celui-ci a non seulement été affecté par des
crises d’origines et de dimensions diverses, mais il a aussi été défini
par les réformes déjà mises en œuvre ou en cours, qu’elles soient
internes, ou imposées de l’extérieur comme une conditionnalité des
politiques d’ajustement structurel de la Banque mondiale ou du FMI. Dans
le cadre de son fonctionnement, un atelier méthodologique a été organisé
du 16 au 18 juin 2005, à Dakar, simultanément avec les GMT sur la
question foncière et sur la citoyenneté. Après cet atelier, les
chercheurs ont débuté leurs enquêtes de terrain ; ils devront restituer
les principaux résultats lors de l’atelier de synthèse prévu à Dakar les
4 et 5 décembre 2006.
Le GMT
« Enseignement supérieur » compte 3 coordinateurs, deux personnes
ressource et 10 chercheurs qui proviennent du Nigeria, de l’Afrique du
Sud, de la Tunisie, du Kenya, de la Zambie et de la Tanzanie, de la Côte
d’Ivoire, de l’Algérie, du Ghana et du Royaume-Uni :
Coordonnateurs:
Ndri-Assie Lumumba (Côte d’Ivoire), Georges Subotsky (Af du Sud), Djabi
Nasser (Algérie)
Advisory
Group/ Groupe de conseil :
Paschal
Mihyo (Association of African Universities, Ghana)
Yann Lebeau (Open University, UK)
Membres du GMT:
Sam O Smah,
Nigeria,
Coping
Strategies by Universities and Academic and Student Communities in
Nigerian Universities since the Mid-1980s
Luvuyo
Lumkile Lalendle, South Africa, The
Meaning, Construction and Practice of Leadership at South African
Universities
Philomina Okeke-Ihejirika, Nigeria,
The
Challenges of Achieving Gender Equity in Africa’s Higher Education:
Beyond Access and Representation
Bheki
Mngomezulu, South Africa,
Going
Beyond the Call. A Critical Appraisal of Higher Education Policies in
Post-apartheid South Africa From 1994 to 2004
Abdelwahab B. Hafaiedh (Tunisia), Zeynab Samandi (Tunisia), & Faten M.
Adly (Egypt),
Les usages des NTIC et la nouvelle gouvernance des
universités en Afrique du Nord ; étude comparée sur l’Egypte et la
Tunisie
Gerald
Kimani, Kenya,
An
Assessment of the Effectiveness of Degree Programmes Offered Through
Open and Distance Study Methods in Public Universities in Kenya
Olayiwola Erinosho, Nigeria,
The
Rise of Private Universities in Nigeria
Christine Kayengo, Zambia,
Neoliberalism and University Librairies in Africa: Experiences from
Zambia
Luc Ngwe,
Cameroon,
Les Perspectives de l’Enseignement Supérieur Privé au
Cameroun
Honest
Ngowi Prosper, Tanzania,
University-Industry Linkages in Africa: Opportunities, Obstacles and Way
Forward in Tanzania