La dynamique de l’économie politique de la terre en Afrique est l’un des
douze domaines thématiques qui sont au cœur de l’agenda intellectuel du
Conseil.
Les débats
en cours sur la nature et la pertinence de la question foncière dans le
contexte actuel de mondialisation, de libéralisation du marché et de «substitutionisme»
biotechnologique croissant en agriculture tendent à suggérer que la
notion «classique» de terre et les questions agraires telles que nous
les connaissions ont été dépassées par les évènements. Ce point de vue
est basé sur l’érosion des fondements socio-économiques de la
paysannerie et la soi-disant capacité limitée des ruraux pauvres à
lutter pour une re-distribution radicale de la terre. Pourtant, il y a
de plus en plus de preuves, particulièrement en Afrique et en Amérique
latine, attestant que la prédiction du règlement des questions foncières
et agraires pourrait être prématurée. Dans plusieurs parties du monde en
développement, du Chiapas au Mexique, au Zimbabwe en Afrique australe,
il y a une réémergence de luttes ouvertes et silencieuses pour la terre
dont le ton et le contenu démentent les présuppositions selon lesquelles
la question de la terre est close, et défient les réformes libérales sur
la terre qui ont résulté de la marginalisation généralisée des
travailleurs pauvres, y compris la paysannerie. De nouvelles alliances
politiques sont forgées autour des questions de la terre, et on note une
multiplication des mouvements sociaux aux ambitions croissantes sur la
réforme foncière. Loin de tomber dans l’oubli, la question foncière est
en train d’être reformulée et posée sous un éclairage nouveau, avec des
questions comme la citoyenneté, le régime foncier, et les droits à la
propriété ramenées au centre du débat.
Le GMT sur
la question foncière regroupe 3 coordinateurs, deux personnes ressource
et 12 chercheurs qui viennent du Zimbabwe, Sénégal, Ghana, Cameroun,
Nigeria, Mauritanie, Gambie, Afrique du Sud, Ouganda, Burkina-Faso :
Coordonnateurs :
Sam Moyo (Institute of Agrarian Studies, Zimbabwe), Dodzi Tsikata
(University of Ghana Legon, Ghana), Yakham Diop (Université Cheikh anta
Diop, Dakar, Sénégal)
Advisory Group/Groupe de conseil:
Archie Mafeje (Africa Institute of South Africa), Ambreena Manji (UK)
Membres du
GMT:
Francis
Menjo Baye, Cameroun,
Land
Tenure, Arrangements, Migrant Labours & Land Struggles in Rural
Cameroon,
Victor
Adetula, Nigeria
Environmental Degradation, Land Shortage and Changing Patterns of
Identity Conflict in the Tin Mining Areas of Jos Plateau (Nigeria),
Abderrahmane N’Gaide, Mauritanie
Logiques d’Héritages et Superposition de Droits? Le « légitime » contre
le « légal » ? Conflits de pratiques dans l’Afrique contemporaine
(Sénégal)
Isatou
Touray, Gambie,
Gender and
Land Dynamics in the Gambia
Rajeev
Patel, South Africa,
Authorising the Land Question in Africa
Juma
Anthony Okuku, Ouganda,
Dynamics of Land Markets in Peri-urban Kampala, Uganda
Yomi
Oruwari, Nigeria,
Urban land and citizenship struggles in Nigeria: An analysis of Access
from 1979 to date
Aboudou
Ramanou, Bénin,
Dynamiques foncières autour des villes secondaires du centre du Bénin :
cas de Parakou, Tchaourou, Glazoué et Dassa-Zoumé (Benin)
Gabriel Tati, Congo,
Appropriation of Land for Housing and African Immigrant Entrepreneurship
in the City of Pont-Noire (Congo-Brazzaville)
Zonon
Abdoulaye, Burkina Faso,
Réforme
agraire et valeur économique de la terre au Burkina
Bezabih
Emana, Ethipia,
Emerging Land Rental Markets, Transaction Costs and Institutional
Support in Rural Ethiopia
Otutubikey Izugbara, Nigeria,
Women Farmers” Access To Rural Farmland Markets In Nigeria