Use of the Term ‘Empire’ in Historical Research on
Africa: A Comparative Approach
Michal Tymowski
Abstract
This paper explores the use of the
term ‘empire’ in historical research on Africa to illustrate the problem of
‘comparability’ and the requirement for measurement and appropriateness of the
‘measurement language’. Taking the reader through a review of the literature,
beginning with Maurice Delafosse's popularisation of the concept in his essays
on ancient Ghana, Mali and Songhai in 1912 and climaxing with pointers in the
multi-volume UNESCO General History of Africa in the late twentieth
century, the author exposes the essential inconsistency in African and
Africanist use of the term, ‘empire’, which inevitably crept into the study of
African history in the heydays of ‘conceptual Eurocentrism’. He maintains that
the usage of the term ‘empire’ in African historiography was employed due to the
need to name those African states which were extensive territorially and
multi-ethnically; and states designated ‘empires’ were characterised by certain
elements of an imperial organisation rather than by a fully formed imperial
system. And for analogues and comparisons, the form of dependence between the
centre and the subordinated tribes and early states that developed in Africa
reminds us rather of the relations existing on the other continents in the early
stages of large state formation. Hence, the term ‘early empire’ seems more
justified to describe these states in research on the history of Africa. The
author calls for the need to conduct discussion, with the help of a comparative
method, on the specific features of those ‘early empires’.
Résumé
Cet article étudie l'utilisation du terme «empire» dans la
recherche historique sur l'Afrique, afin d'illustrer le
problème de la «comparabilité» ainsi que le besoin d'un
système de mesure et d'opportunité du «langage de mesure».
En transportant le lecteur dans une revue de littérature,
qui commence par la popularisation de ce concept par Maurice
Delafosse, dans ses essais sur les anciens empires du Ghana,
du Mali et l'empire Songhaï, et aboutit à des indications
figurant dans l'ouvrage multivolume de l'Unesco intitulé
Histoire générale de l'Afrique vers la fin du 20e
siècle, l'auteur présente la principale incohérence contenue
dans l'usage du terme «empire» par les Africains et les
africanistes, qui s'est inévitablement faufilée dans l'étude
de l'histoire africaine, durant l'apogée de l'«eurocentrisme
conceptuel». Il affirme que l'usage du terme «empire» dans
l'historiographie africaine s'explique par le besoin de
trouver une qualification à ces États africains qui
présentait une certaine envergure sur le plan territorial et
multiethnique. Ainsi, les États qualifiés d' «empires»
étaient caractérisés par quelques éléments relevant de
l'organisation impériale, plutôt que par un système impérial
complet. En termes d'analogie et de comparaison, le type de
dépendance qui existait entre le centre, les tribus sous
domination et les premiers États qui se sont développés en
Afrique rappelle davantage les relations existant au niveau
des autres continents au tout début du processus de
formation des grands États. Ainsi, le terme de «pré-empire»
semble plus adapté pour décrire ces États en questions, dans
le cadre de la recherche sur l'histoire de l'Afrique.
L'auteur estime qu'il est nécessaire d'engager une
discussion, à travers la méthode comparative, sur les
caractéristiques spécifiques de ces «pré-empires».
Slavery as a Human Institution
John Edward Philips
Abstract
Scholars of slavery
have long been divided between those who define slaves primarily as human
property and those who define slaves primarily as kinless outsiders. This
article reconciles these competing definitions by using the new understanding of
definitions popularized by George Lakoff in his book Women, Fire and
Dangerous Things. The two formal definitions that have been offered are
really two sides of the same coin. Slaves in Africa were property because they
were kinless outsiders, while slaves in the United States were kinless outsiders
because they were property. Slaves in other societies also had this dual
character as both property and kinless outsiders. Slavery is a human institution
that began in the psychological dependence caused by the shame of kinlessness
experienced by isolated individuals. It was thus a mechanism for the
incorporation of new members into a society. It spread and developed in human
societies, coming to have various extensions in different societies, but always
so recognizably similar that slaves could easily be transferred between cultures
that had very different understandings of slavery.
Résumé
Un clivage existe depuis longtemps chez les universitaires
spécialisés dans l'étude de l'esclavage, entre ceux qui
définissent fondamentalement l'esclave comme une propriété
humaine et ceux qui le considèrent essentiellement comme un
être sans attaches familiales. Cet article réconcilie ces
deux définitions concurrentes en recourant à la nouvelle
conception de définitions popularisée par George Lakoff dans
son ouvrage Women, Fire and Dangerous Things. Ces
deux définitions proposées sont comme bonnet blanc et blanc
bonnet. En Afrique, les esclaves étaient considérés comme
une propriété, parce qu'il s'agissait d'individus sans
attaches familiales, tandis qu'aux Etats-Unis, les esclaves
étaient des individus sans attaches familiales, justement
parce qu'ils étaient la propriété d'autres personnes. De
même, dans d'autres sociétés, les esclaves présentaient
également cette double caractéristique d'être à la fois
propriété et personnes sans attaches familiales. L'esclavage
est une institution humaine née de la dépendance
psychologique provenant du sentiment de honte d'être
dépourvu d'attaches familiales, honte ressentie par certains
individus. Il représentait ainsi un mécanisme d'intégration
de nouveaux membres au sein de la société. Il s'est étendu
et s'est développé au sein des sociétés humaines, à travers
diverses ramifications, qui présentaient cependant de fortes
similitudes, à tel point que les esclaves étaient aisément
transférables d'une culture à l'autre, cultures qui
présentaient pourtant des conceptions très différentes de
l'esclavage.
Embattled Identity in Northeast Africa: A Comparative Essay
Bahru Zewde
Abstract
The Northeast African sub-region
has been ridden with inter-state and intra-state conflicts since the beginning
of the second half of the last century. And most of those conflicts have their
roots in the clash of identities. In the pre-colonial period, language and
religion constituted the major expressions of identity. While Ethiopia and the
Sudan evolved as a mosaic of diverse linguistic and religious groups, Somalia
was characterized by relative homogeneity. Colonial rule created sharply defined
international boundaries and partitioned some populations among two or more
states. This state of affairs gave rise to irredentist movements, the most
prominent two manifesting themselves in Eritrea and Somalia. Irredentism was
abetted by the British policy of Greater Somalia, which led to a period of armed
confrontation between Ethiopia and Somalia. Conversely, in the Sudan, the
British followed a deliberate policy of separating the South from the North;
this was one of the factors behind the eruption of the civil war in the Sudan.
While colonial rule might have sown the seeds for the numerous conflicts that
have plagued the sub-region in the post-colonial period, the situation was
aggravated by the assimilationist and integrationist ambitions of hegemonic
regimes and the inability of liberation movements to aspire beyond the narrow
confines of self-determination. The future salvation of the sub-region seems to
lie in the fostering of genuinely pluralistic societies that recognize the
merits of multiple identities and aspire for a sub-regional confederation rather
than the continued veneration of the nation-state.
Résumé
La sous-région du Nord-Est africain est accablée par les
conflits inter- et intra étatiques depuis le début de la
seconde moitié du siècle passé. La plupart des conflits
trouvent leurs origines dans le clash des cultures. Au cours
de la période pré-coloniale, la langue et la religion
constituaient les principaux moyens d'expression
identitaires. Tandis que l'Ethiopie et le Soudan se
présentaient comme une mosaïque de groupes linguistiques et
religieux, la Somalie, elle, était caractérisée par une
relative homogénéité. Le gouvernement colonial a ensuite
créé des frontières internationales précises et réparti
certaines populations entre deux ou plusieurs états. Cette
situation a donné naissance à des mouvements irrédentistes,
dont les deux plus visibles se manifestent en Érythrée ainsi
qu'en Somalie. L'irrédentisme a été soutenu par la politique
britannique autour de la Grande Somalie, qui a conduit à une
période de confrontation armée entre l'Érythrée et la
Somalie. Au Soudan, les Britanniques ont délibérément mené
une politique de séparation du Nord et du Sud, ce qui
représente aujourd'hui un des facteurs de déclenchement de
la guerre civile au Soudan. Le système colonial a certes
semé les graines de la multitude de conflits qui ont accablé
cette sous-région durant la période post coloniale, mais
cette situation a également été aggravée par les ambitions
assimilationnistes et intégrationnistes de régimes
hégémoniques, et par les mouvements de libération qui
n'aspirent à rien d'autre qu'à l'autodétermination. Le salut
de cette sous-région semble se trouver dans le développement
de sociétés véritablement pluralistes, reconnaissant les
valeurs de la multi-identité et aspirant à une confédération
sous-régionale, plutôt qu'à une vénération continuelle de
l'État-nation.
De la question nationale en Afrique noire
Pierre Kipré
Résumé
Je tente de montrer ici, à travers le
cas de l'Afrique de l'Ouest, les principales phases d'un processus et d'une
problématique de la formation des nations en Afrique. Trois phases apparaissent
: la phase des «mondes nationaux» (de la fin du XVIIIe siècle aux années
1870–1880), puis celle de la construction des États-nations (de 1870–1880 à
1980) selon un schéma introduit par la colonisation européenne, soit par
classification ethnique (ère coloniale) soit par «homogénéisation» volontariste
et autoritaire des populations, sans participation du citoyen; enfin, depuis la
fin des années 1980, on a probablement une nouvelle phase, celle des «nations
emboîtées», avec la permanence de l'idéal panafricain que voudrait traduire
l'idée d'intégration régionale.
Abstract
I am trying to show, through a case study of West Africa,
the major phases of the nation building process and
problematic in Africa. There are three distinct phases: that
of the ‘national worlds’ (from the late 18th century to the
1880s–1980s), that of the building of nation states (from
1870–1880 to 1980), based on a pattern that was introduced
by the European colonisation, focusing, either on ethnic
classification (colonial era), or on a voluntarist and
authoritarian ‘homogenisation’ of people, without any
citizen participation. Finally, from the late 1980s on, a
new phase, that of the ‘interlocked nations’, appeared with
the permanence of the Pan African ideal, expressed through
regional integration.
Anglo-Saxonism and Gallicism in Nation Building in
Africa: The Case of Bilingual Cameroon and the Senegambia
Confederation in Historical and Contemporary Perspective
Nicodemus Fru Awasom
Abstract
This article is a comparative study of the
impact of the colonial presence in nation building in
Africa. The author argues that the colonial presence created
identity markers and mindsets which sometimes facilitated
but most of the time complicated the nation-building
endeavours of African statesmen. The inherited Anglo-Saxon
values and Gallic legacies in bilingual Cameroon on the one
hand, and Senegal and The Gambia, which is located inside
its belly, on the other hand, pose problems in different
ways. In the case of Cameroon, the Anglo-French partition of
the territory, which was originally a German protectorate,
was transcended by the political elite of the two
territories to achieve a reunified sovereign state in 1961
owing to a common German colonial past that generated a
historical memory of one Cameroon. But
Anglophone-Francophone differences in postcolonial Cameroon
pose nation-building problems. In the case of Senegal and
The Gambia, the British recommended close union between the
two states for purposes of economic viability. But the
colonially inherited values of the two states supplanted
their common African ethnic bonds and militated against
political integration. Thus, in both Cameroon and the Sene-Gambia,
English and French colonial values constitute identity
markers that pose a great challenge to nation building.
Résumé
Cet article est une étude comparative sur l'impact de la
présence coloniale dans le processus de construction de la
nation en Afrique. L'auteur affirme que la présence
coloniale a contribué à la création de marqueurs
identitaires et de mentalités spécifiques qui ont parfois
facilité, mais également le plus souvent, compliqué les
efforts de construction de la nation par les hommes d'État
africains. Les valeurs anglo-saxonnes et gauloises héritées
par les populations de l'État bilingue du Cameroun, d'une
part, et d'autre part, par celles du Sénégal et de la
Gambie, une enclave du Sénégal, posent des problèmes à
divers niveaux. Dans le cas du Cameroun, la division
anglo-française du territoire, qui était à l'origine un
protectorat allemand, a été transcendée par l'élite
politique de ces deux territoires, qui ont ainsi été
fusionnés en un seul état souverain en 1961, du fait d'un
passé colonial allemand commun, ce qui a permis de
constituer la mémoire historique commune du Cameroun ainsi
réunifié. Cependant, les différences entre Anglophones et
Francophones, dans le Cameroun postcolonial posent diverses
questions liées à la construction de la nation. Dans les cas
du Sénégal et de la Gambie, les Britanniques avaient
recommandé une étroite union entre les deux états pour
atteindre une certaine viabilité économique. Toutefois, les
valeurs coloniales héritées par ces deux pays ont vite
supplanté les liens ethniques communs entre ces deux états
et constitué un frein à l'intégration politique. Ainsi,
aussi bien au Cameroun qu'en Sénégambie, les valeurs
coloniales anglaises et françaises constituent des marqueurs
identitaires solides posant un réel défi à la construction
de la nation.
The Taiping and the Aladura: A Comparative Study of
Charismatically Based Christian Movements
David Lindenfeld
Abstract
The
paper utilizes the comparative method to work towards an
understanding of cross-cultural religious interactions that
eschews the distinction between so-called traditional and
world religions. It highlights the importance of charismatic
authority based on prophetic vision in two disparate
geographical and cultural contexts. Both the Taiping
Rebellion (1851–64) and the Aladura churches in southwestern
Nigeria in the early twentieth century represented
adaptations of Christianity to local circumstances. Although
the Aladura churches did not have the politically subversive
impact of the famous Chinese rebellion, their popularity as
movements of prayer and healing reveal a similar dynamic: of
leadership based on visions and extraordinary states of
consciousness; rivalries for power based on competing
visions; and strategies of routinizing charisma through
institutions and Biblical texts. Both movements exhibited a
concentration of spirituality, expressed in anti-idolatry
and a quest for purity, that mobilized energies and led to
dramatic change. Jung's theory of withdrawal of projections
may better describe this process than Weber's theory of
disenchantment.
Résumé
Cet article utilise la méthode comparative pour une
meilleure compréhension des interactions religieuses
interculturelles contournant la classique distinction entre
les religions traditionnelles et les religions du monde. Il
met en lumière l'importance de l'autorité charismatique
basée sur une vision prophétique, dans deux différents
contextes géographiques et culturels. La rébellion de
Taiping (1851–64) et les églises Aladura du sud-ouest du
Nigeria, au début du vingtième siècle symbolisaient
l'adaptation de la religion chrétienne aux réalités locales.
Bien que les églises Aladura n'aient pas eu le même impact
politique subversif que la célèbre rébellion chinoise, leur
popularité en tant que mouvements de prière et de guérison
révèle une dynamique similaire : celle d'un leadership basé
sur des visions et un état de conscience extraordinaire,
mais également sur des rivalités de pouvoir basées sur des
visions opposées. Ces deux mouvements ont fait preuve d'une
certaine concentration de spiritualité, qui s'est manifestée
à travers l'anti-idolâtrie et la quête de pureté, qui a
mobilisé les énergies et conduit à des changements profonds.
La théorie du retrait de la projection, formulée par Jung,
décrit mieux ce processus, que la théorie du désenchantement
de Weber.
Pentecostal Challenges in Africa and Latin America: A
Comparative Focus on Nigeria and Brazil
Olufunke Adeboye
Abstract
Latin
America and Africa are among the continents that have
experienced a Pentecostal explosion within the last half
century. In fact, each of the case studies for this paper,
Nigeria and Brazil, has a very vibrant and visible, though
small, Pentecostal component in its population. This paper
compares the contemporary challenges faced by Pentecostals
in both countries, and argues that these challenges, to a
large extent, are reflective of wider socio-political and
economic issues faced by the nations as they grapple with
the realities of nation building and related economic
issues. A visible impact of this on the Pentecostal movement
in both nations is a gradual reduction in the
'other-worldly' focus that had characterized earlier
manifestations of Pentecostalism; and a corresponding rise
in the engagement with temporal or 'this-worldly' concerns.
It is in this sense that the shift from classical or
traditional Pentecostalism characterized by the holiness
doctrine, to what has been dubbed 'neo-Pentecostalism',
characterized, among other things, by the 'prosperity
gospel' becomes understandable. In these two countries,
there also appears to be an unrelenting negotiation between
Pentecostals, who espouse the biblical position of spiritual
warfare and deliverance on the one hand, and their
respective traditional cosmologies, which emphasize the role
of spiritual agents on the other hand. Despite the
differences in the socio-political contexts and historical
backgrounds of the two countries, it is remarkable that
similar processes are discernible in the transformation of
the Pentecostal movement and the reaction it has engendered
in the larger society.
Résumé
L'Amérique Latine et l'Afrique font partie des continents
ayant connu une véritable explosion pentecôtiste au cours de
la dernière moitié du siècle. En réalité, chacune des études
de cas de cette contribution, en l'occurrence le Nigeria et
le Brésil, dispose d'une communauté pentecôtiste très
dynamique et très visible au sein de sa population. Cet
article compare les défis contemporains auxquels sont
confrontés les Pentecôtistes dans ces deux pays, et soutient
que dans une large mesure, ces défis reflètent des questions
sociopolitiques et économiques plus vastes surgissant en
même temps que le processus de construction de la nation et
d'autres questions économiques connexes, comme en attestent,
la réduction progressive de l’«intemporel» qui caractérisait
les premiers temps du pentecôtisme, et l'engagement
croissant pour les choses temporelles ou «de ce monde».
C'est dans ce contexte que l'on doit situer l'évolution du
pentecôtisme classique ou traditionnel caractérisé par la
doctrine de la sainteté, à ce que l'on a surnommé le
«néo-pentecôtisme», caractérisé, entre autres, par le «prosperity
gospel» (l'évangile de la prospérité ). Dans ces deux pays,
il semble également y avoir une négociation acharnée chez
les Pentecôtistes, qui épousent la position biblique
relative à la guerre et à la délivrance spirituelles, d'une
part, et les cosmologies traditionnelles respectives de ces
derniers, qui mettent l'accent sur le rôle des agents
spirituels, d'autre part. Malgré les différences de contexte
sociopolitique et historique de ces deux pays, il est
impressionnant d'observer que des processus similaires sont
en train de s'y dérouler, au niveau de la transformation du
mouvement pentecôtiste et de la réaction que ce dernier a
engendrée au sein de la société.
Maritime Policy and Economic Development: A Comparison of
Nigerian and Japanese Experiences since the Second World War
Ayodeji Olukoju
Abstract
It is now generally recognized that the
maritime sector could, if properly harnessed, play a
critical role in the development of regional, national and
global economies. This is in view of the growth-pole
potentials of ports and ancillary industries. Although a
comparison of Japan, a leading global power, and Nigeria, a
vastly underachieving African country, might sound
far-fetched, the effort is rewarding, as shown in this
article, for its implications for public policy formulation
and implementation. This paper attempts a comparison of the
evolution and implementation of policies relating to the
development of ports, the mercantile marine and port
industries in both countries. Focusing on the roles of the
government and the private sector, it locates the discussion
in a wider, global comparative context. The prospects and
challenges of regional development through the agency of the
maritime sector in both Nigeria and Japan are considered in
the light of such concepts as 'maritime industrial
development areas (MIDAs)' and 'developer ports'. Pertinent
lessons in comparative history and public policy analysis
are highlighted in the paper, which has benefited from
primary research in both countries.
Résumé
Il est à présent largement
reconnu que s'il était bien exploité, le secteur maritime
pourrait jouer un rôle crucial dans le développement des
économies régionales, nationales et globales, au vu du riche
potentiel que représentent les ports et les industries
secondaires. Même si la tentative de comparaison entre le
Japon, une grande puissance mondiale, et le Nigeria, un pays
africain qui a grand peine à se développer, semble pour le
moins exagérée, l'effort en reste tout de même gratifiant,
comme le montre cet article, du fait de ses implications sur
le plan de la formulation et de l'application de politiques
publiques. Cet article tente de mener une comparaison de
l'évolution et de l'application de politiques liées au
développement portuaire, ainsi qu'à la marine marchande et
aux industries portuaires de ces deux pays. En se basant sur
le rôle du gouvernement et du secteur privé, cette
contribution situe le débat dans un contexte international
et comparatif plus large. Les perspectives et les défis de
développement régional par l'intermédiaire du secteur
maritime, au Nigeria et au Japon, sont considérés à travers
ces concepts comme correspondant aux «zones maritimes de
développement industriel» et aux «ports de développement».
Cet article formule des leçons pertinentes en matière
d'histoire comparative et d'analyse de politique publique,
et s'est inspiré de la recherche fondamentale dans ces deux
pays.
Commentary: A Comparison of Comparisons
Patrick Manning
Abstract
This commentary on the articles collected in
this issue confirms that they illustrate effectively the
main approaches to historical comparison for Africa in
recent centuries. The essay reaffirms A.I. Asiwaju's
introductory statement of the crucial importance of
comparative work in advancing studies of African history,
and amplifies this argument by asserting that comparative
and global frameworks each have their place, and that each
can be employed as a tactic or strategy in historical
analysis. The discussion continues with exploration of three
articles that explore the rules for and results of
historical comparison; three articles comparing cases that
overlap and interact with each other; and three articles
comparing discrete cases. The essay concludes by summarizing
the ways that the comparisons, in the various studies, have
clarified narratives and have documented historical
processes. Overall, it appears, the articles are effective
in showing how comparisons can advance understanding of what
Professor Asiwaju has called 'the history of man in Africa'.
Résumé
Ce commentaire des articles contenus dans ce numéro spécial
confirme qu'ils illustrent bien les principales approches
aux comparaisons historiques en Afrique, ces derniers
siècles. Cette contribution réaffirme les propos de A.I.
Asiwaju sur l'importance critique du travail comparatif pour
les études de l'histoire africaine, et développe cet
argument en suggérant que les cadres comparatif et global
jouent chacun leur rôle analytique, et que chacun peut être
employé comme tactique ou stratégie d'analyse historique. La
discussion continue avec l'exploration de trois articles qui
concernent les règles et les résultats de la comparaison
historique ; trois articles comparant des cas empiétant l'un
sur l'autre, et interagissant l'un avec l'autre ; et enfin,
trois articles comparant des cas distincts. L'essai conclut
en résumant la façon dont les comparaisons de ces études ont
permis de clarifier des récits et documenté des processus
historiques. Enfin, les articles montrent bien la façon dont
les comparaisons permettent d'avoir une meilleure
compréhension de ce que le professeur Asiwaju appelle
«l'histoire de l'homme en Afrique».