Council for the Development of Social Science Research in Africa
Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique
Conselho para o Desenvolvimento da Pesquisa em Ciências Sociais em África
مجلس تنمية البحوث الإجتماعية في أفريقيا


Conférence internationale sur les études sur l’enfance et la jeunesse : La jeunesse, les mouvements sociaux et les réseaux sociaux en Afrique

Date limite : 15 mars 2014

Nombre de visites : 3469

Date : 4-5 août 2014
Lieu : Tunis (Tunisie)

Dans le cadre de son Programme sur Enfance et Jeunesse, le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA) a le plaisir d’annoncer la tenue d’une conférence internationale sur le thème : « La jeunesse, les mouvements sociaux et les réseaux sociaux en Afrique » à Tunis (Tunisie), du 4 au 5 août 2014. La conférence s’inscrit dans le cadre des efforts du Conseil pour munir les chercheurs et les intellectuels africains intéressés par les études sur l’enfance et la jeunesse d’une plateforme de création, de discussion et de diffusion de travaux théoriquement innovants et empiriquement bien informés sur les enfants et les jeunes du continent.

En Afrique, la période de l’après-guerre froide a connu des changements importants au sein desquels les jeunes ont dû négocier la manière de donner un sens à leur vie. La démocratisation et la décentralisation, quoiqu’imparfaites, ont ouvert de nouveaux espaces de contestation et les réformes économiques ont conduit au retrait de l’Etat des domaines importants de la société conduisant à de nouvelles insuffisances ainsi qu’à de nouvelles opportunités d’accumulation. Ces réformes ont coïncidé avec la croissance économique, la montée des inégalités et un niveau de chômage élevé. Les idées qui sous-tendent ces programmes de réformes sont des éléments de flux mondiaux, qui comprennent également les activités criminelles transnationales telles que les trafics de drogue, qui menacent les pays au moment où les guerres intestines et les coups d’État diminuaient en Afrique. Alors qu’il était pris dans ces dynamiques, le continent a été submergé par la révolution mondiale des TIC.

Les jeunes, à travers les réseaux et les mouvements ont influencé bon nombre de ces processus, qui ont à leur tour impacté sur la façon dont les jeunes donnent un sens à leur vie, comment ils se comprennent et se représentent ainsi que sur la manière qu’a la a société de donner un sens et interagir avec les jeunes. La vie associative des jeunes, l’activisme et les modes de représentation de soi sur le continent sont dits être particulièrement influencés par la révolution mondiale des TIC, qui a accru l’arsenal que la jeunesse africaine déploie pour créer des espaces pour son auto-actualisation. Ce processus d’auto-actualisation comprend également l’utilisation des TIC dans les activités criminelles transnationales comme le trafic de drogue et la cybercriminalité. Loin d’être une consommatrice passive des TIC et des médias sociaux, la jeunesse africaine contribue aux innovations matérielles et logicielles qui ont sous-tendu ces nouveaux modes de vie associative des jeunes.

La capacité imaginative démontrée dans ces innovations, un talent à exploiter les interstices entre les articulations locales, nationales et mondiales ainsi qu’un esprit d’ouverture, ont permis aux jeunes de profiter d’éléments provenant de multiples sources temporelles et spatiales pour créer des mouvements et des réseaux et conjuguer leurs efforts pour influencer les processus qui les entourent. Ces réseaux et mouvements méritent une interrogation rigoureuse et continue en raison de certaines questions problématiques dans le travail et des commentaires sur le sujet. Tout d’abord, il y a l’insistance sur le caractère apolitique, non partisan et spontané des mouvements et réseaux comme des marques ultimes de leur authenticité et de leur légitimité sans accorder une attention particulière aux significations de ces concepts, à l’origine de leur valorisation et leur impact sur la politique en Afrique. Ensuite, vient le trope de marginalisation universelle de la jeunesse qui est contestée par des antécédents de participation des jeunes au sommet des affaires sociales et politiques dans de nombreuses communautés africaines soulevant ainsi des interrogations sur le sens de « marginalisation », les modes de participation des jeunes dans les réseaux et mouvements et les conséquences de ces événements sur leur auto-actualisation. Un dernier problème réside dans l’homogénéisation de la jeunesse omniprésente dans la littérature qui va à l’encontre des différences géographiques (rurales-urbaines), ethniques, politiques, raciales, de classe et de religion qui, parfois, dressent les jeunes les uns contre les autres.

Tous ces problèmes appellent à un travail interdisciplinaire qui désagrège la catégorie « jeunesse » et met davantage l’accent sur le processus et non sur des catégories fixes pour une meilleure compréhension du dynamisme de la jeunesse, son ouverture et son exploitation imaginative de plusieurs courants.

Il existe plusieurs manières d’aborder ces thèmes. Cependant, la conférence vise les communications portant sur les thèmes suivants dans la mesure où elles étudient les jeunes en Afrique.

• Au-delà du présentisme : la participation des jeunes aux réseaux et mouvements sociaux dans une perspective historique ;
• Dans un contexte plus large : les jeunes, les réseaux et mouvements sociaux et les processus de démocratisation et de réforme économique en Afrique ;
• La tâche de désagrégation : le sexe, la classe, l’ethnicité et l’idéologie dans l’étude des jeunes, des réseaux et des mouvements sociaux en Afrique ;
• Aux frontières de l’imagination : la vie et l’invention par la jeunesse africaine dans les interstices de la société
• Stabilité et mouvements : créer des liens à l’ère de la mobilité et des flux

Tous les chercheurs intéressés par la conférence sont invités à envoyer les résumés de leurs communications et leur CV (avec adresses électroniques et numéros de téléphone) au CODESRIA au plus tard le 15 mars 2014. Après la sélection, les communications complètes des candidatures devront parvenir au Conseil au plus tard le 31 mai 2014. Les candidatures devront être envoyées électroniquement à l’adresse suivante : child.research@codesria.sn :Veuillez utiliser la mention “Enfance et jeunesse” en objet de votre message.

Programme Enfance et Jeunesse
CODESRIA
BP 3304, CP 18524
Dakar, Sénégal
Tel : +221 - 33 825 9822/23
Fax : +221- 33 824 1289
E-mail : child.research@codesria.sn
Site web : http://www.codesria.org

février 10 2014



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